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Aaron Cohen : Rap en roux libre

Aaron Cohen : Rap en roux libre

Quand je dis Aaron, vous dites Cohen. Aaron ? Cohen ! Aaron ? Cohen !

Aaron Cohen, c’est un rappeur de Seattle. Il est blanc, il est roux, il est barbu, et ça ne l’empêche pourtant pas d’exceller dans sa matière qu’est le rap. On pourrait presque le confondre avec Action Bronson, un autre rappeur blanc, roux et barbu. Mais les deux n’ont pas la même raisonnance ni la même manière de faire. L’un expose un flow saccadé, très technique, sans doutes pas fait pour épater les foules, quand l’autre propose un rap brut de décoffrage, dans la plus pure tradition New Yorkaise.

Il est assurément compliqué de se faire une place dans le paysage Hip Hop américain. Mais Aaron Cohen à cette chose de ceux qu’il admire, de Raekwon à Kanye West . Une prestance, d’abord, et puis un univers. Ce personnage parle de lui, de la vie, du rap, et s’inscrit dans la logique imposée par la weed et le reste, prônant le chill et rappant avec une totale décomplexitude ses phases aiguisées.

Le bonhomme ne fait pas dans le dynamisme ou dans la joie, alimente le beat d’une voix sombre, racée, avec une énergie déprimante. C’est sans doutes cet univers rempli d’influences ( on ressent quasi instantanémment l’amour que porte ce monsieur pour la East Coast ) et de personnalité qui fait d’Aaron Cohen une personne à suivre, d’abord, parceque vous pourrez faire découvrir un nouveau rappeur à vos potes, et puis parceque le rap à besoin de cette noirceur et de cette diversité.

En attendant l’album, Trends Periodical vous conseille de scruter ses dernières sorties, car on a pas tout les jours la chance de voir un rappeur roux s’en sortir dans ce milieu de requin, et que, musicalement, on ne peut pas faire l’impasse sur un univers musical aussi intéressant.

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