Now Reading:

Ben Long se salit les mains au nom de l’art

Depuis la naissance de l’art urbain, les street artistes rivalisent d’ingéniosité pour se différencier les uns des autres et nous offrir des œuvres toujours plus novatrices et originales : quand certains développent de nouvelles techniques, passent maîtres dans l’art du camouflage ou s’amusent des défauts urbains, Ben Long, lui, préfère se servir de ses doigts

L’artiste britannique, plutôt que d’utiliser de traditionnelles bombes de peinture, a en effet décidé de se salir les mains en exprimant son talent à l’arrière de camions noircis par la pollution. Bien loin de ricaner en écrivant « sale » sur le pare-brise arrière d’une voiture pleine de poussière ou de déclarer sa flamme au monde entier en ornant d’un cœur mal dessiné l’arrière d’un utilitaire, Ben Long se sert de ses doigts comme de pinceaux, réalisant de véritables œuvres d’art réalistes et figuratives, présentant (presque) autant de détails que des toiles de maîtres ! Scènes de la vie quotidienne, oiseaux au plumage fourni ou étalons en plein affrontement s’affichent et s’exposent donc sur les portes salies de tous les camions blancs qui croisent la route de l’artiste, sous le nom de The Great Travelling Art Exhibition.

Une exposition nomade qui répond parfaitement à la philosophie de Ben Long, selon qui l’art doit aller vers le public et non l’inverse. Réalisées à même des véhicules toujours en mouvement, les œuvres éphémères du britannique voyagent donc autant que leur support et se font ainsi voir par d’avantage de personnes que si elles avaient été exposées dans un musée.

Une démarche innovante et intéressante que l’artiste pourra poursuivre tant qu’il y aura des camions sales !

Partagez
Ecrivez votre recherche et appuyez sur "entrer".