Now Reading:

Benjamin Løzninger : raconte-nous le C/LOUD Project

Artiste pluridisciplinaire basé à Brooklyn, Benjamin Løzninger, co-fondateur du collectif franco-américain FrenchBK, vient d’ajouter une nouvelle corde à son arc : amoureux de l’art sous toutes ses formes, il s’est récemment essayé au street art, mettant sur pied un projet poétique. Rencontre avec le créateur du C/LOUD Project !

TRENDS periodical : Photographe, musicien, réalisateur ou encore illustrateur, vous avez de nombreuses casquettes. Est-ce une volonté de votre part ?

Benjamin Løzninger : Ce n’est pas un choix délibéré que de me diversifier à tout prix, ça découle juste d’une curiosité et d’une passion globale pour l’expression artistique. Je partage principalement mon activité entre la direction artistique, le design graphique et la musique ; depuis mes études en art contemporain aux Arts Décoratifs de Strasbourg, j’ai également toujours régulièrement peint, dessiné, réalisé des courts-métrages, des clips, réalisé des ateliers musicaux et photographiques… etc. Mais je ne pense pas être le seul dans ce cas et aux Etats-Unis, par exemple, il est beaucoup plus courant, accepté et surtout « recherché » d’être multi-disciplinaire.

T.p. : En tant que tel, où trouvez-vous l’inspiration ?

B.L. : Partout ! Et surtout là où on ne l’attend pas. Dans les voyages, l’amour, les rencontres, les films, la lecture, les expositions, la nature, la montagne, la ville, la campagne, les cafés, internet, la mode, la nourriture, etc.

T.p. : Racontez-nous l’histoire du C/LOUD Project… Est-il en lien direct avec vos autres travaux ou est-ce une toute nouvelle aventure ?

B.L. : Peu après mon arrivée à New York, j’ai commencé ma série photo { Smoke // Fire } sur la découverte de la ville et les peurs collectives. Le propos était un peu sombre et je souhaitais commencer un projet de street-art qui pourrait être à la fois simple, poétique et universel ; qui puisse provoquer des réactions positives indépendamment de sa culture ou de son emplacement géographique. Le ciel – et ses nuages – s’est vite imposé comme un thème dans le prolongement de mon travail précédent, et à la fois comme son antithèse : le C/LOUD Project était né. Au-delà d’une critique urbaine écologiste, il s’agit juste de ramener un peu de poésie dans nos villes en collant des photos de ciels sur des murs urbains, proposant une nouvelle perspective sur la ville et une pause dans son quotidien. Le concept reste très simple volontairement, sans intervention esthétique, et c’est ce qui renforce son côté universel je pense.

T.p. : Les murs et façades où sont installées vos œuvres jouent-ils un rôle particulier dans le projet ?

B.L. : Le fait d’avoir des perspectives dégagées favorise l’effet recherché avec l’installation des photos qui se mêlent au ciel réel ; néanmoins le choix se fait également – et souvent – avec le choix des murs disponibles mis à disposition par les villes et les particuliers.

T.p. : Justement, est-il prévu que le C/LOUD Project investisse de nouveaux murs et lieux ?

B.L. : Tout à fait ! Je vais lancer prochainement une campagne Kickstarter, le but étant de réunir un peu d’argent pour développer le projet d’avantage et coller des nuages un peu partout dans le monde. Du coup, toute aide financière, tout projet collaboratif, les murs disponibles, les bras et/ou les cœurs sont les bienvenus ! Que vous vouliez simplement aider ou participer, n’hésitez pas à me contacter : cloudproject@stasolab.com

Crédit photo : Benjamin Løzninger

Partagez
Ecrivez votre recherche et appuyez sur "entrer".