Now Reading:

Born In The Echoes, le dernier né des Chemical Brothers

Born In The Echoes, le dernier né des Chemical Brothers

Born In The Echoes : retour d’un duo gagnant

Débarqué au tournant des années 90’s, le duo The Chemical Brothers s’insérait avec facilité dans le bain bouillonnant de créativité de la scène Londonienne. Comme beaucoup d’autres à l’époque, Tom Rowlands et Ed Simmons découvrez un nombre croissant de styles musicaux tout en les injectant les uns après les autres dans leur propre mixture. Acid House et Hip Hop se fréquentaient l’un l’autre sans aucune retenue et exploser en une myriade de couleurs et de son improbables. Véritable éminence grise, ayant passé la dernière décennie à chapeauter les scènes indie anglaise, le duo revient avec un nouvel opus intitulé Born In The Echoes.

Born In The Echoes se veut d’un concept évident. Dans une époque où l’électronique et présente dans toutes les productions (et plus apprécié que jadis), l’album s’impose comme un maitre du genre. Non seulement, le duo reprend les ingrédients qui ont fait sa force : le big beat, mais joue sans ciller, la carte de la surenchère électronique. Et tout y est. Depuis les constructions électroniques aux accents funk dépouillés (Taste of Honey) en passant par le très pop – et joueur- Sometimes I Feel So Deserted, le duo s’adonne à un exercice de style maitrisé à la perfection.

Les Guest ne sont pas en reste

L’apparition de guest vocaux reste l’un des atouts les moins négligeables de Born In The Echoes. En tête de liste, le MC d’A Tribe Called Quest qui se positionne sur le titre Go. C’est évidemment l’un des moments fort de l’album avec une production alternant et fusionnant les styles avec une aisance sans pareil, grâce à laquelle Q-Tip apparait au mieux de sa forme. Mais aussi Beck, qui s’adonne avec une facilité déconcertante à l’exercice électronique ou encore Annie Clark a.k.a St. Vincent qui excelle dans son rôle de voix perché en équilibre entre la folie et l’autodestruction, personnalisé par une production à la rythmique épileptique.

Retour vers le futur ?

Born In The Echoes se positionne comme un opus intemporel. D’une part il réussit à évoquer les productions dantesques, dont le duo a su abreuver les clubs depuis les années 90’s, mais avance comme un véritable forcené vers des sons futuristes. En résulte une  œuvre foncièrement ancrée dans son époque et enchainant les zigs zag temporels à une vitesse folle. Vous l’aurez compris, Born In The Echoes procède d’un méli-mélo stylistique et de bon goût, à mettre dans toutes les oreilles.

En écoute juste en-dessous, en achat par ici.

Partagez
Ecrivez votre recherche et appuyez sur "entrer".