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BTOY : féminine et féministe

Bien qu’elles se fassent rares dans le milieu très masculin de l’art urbain, les femmes street artistes ont tout de même réussi à s’y faire une place. Talentueuse, douée et engagée, Andrea Michaelsson, alias BTOY, est l’une d’entre elles.

Inconditionnelle du pochoir depuis près de quinze ans, BTOY s’approprie les murs du monde entier pour rendre hommage aux plus grandes figures féminines de l’Histoire. Des portraits toujours très colorés et vivants, dégageant autant de prestance que d’émotion, que l’artiste espagnole réalise sur des murs abimés, usés, aux surfaces irrégulières, où s’accumulent traces de pollution, fragments d’affiches publicitaires et graffitis sauvages. Portes et fenêtres barricadées ou bâtiments abandonnés deviennent ainsi les cadres urbains de ses compositions picturales. Poignantes et envoutantes, les œuvres de BTOY, au-delà d’être magnifiques, sont également très engagées et nous donnent à réfléchir sur la place de la femme dans une société où le conflit prédomine, et sur l’évolution de son image dans le temps.

Un travail qui lui a valu de se faire une place bien méritée au sein de la scène internationale et d’exercer son art aux côtés des plus grands, étant elle-même devenue une très grande artiste : invitée par Banksy au Cans Festival en 2008 parmi une cinquantaine des meilleurs artistes pochoiristes du monde, BTOY a également laissé une trace de son passage dans la mythique Tour Paris 13, ou encore plus récemment dans le village-musée de Djerbahood.

Une artiste à découvrir jusqu’au 15 novembre prochain à la Galerie Itinerrance où une exposition, BTOY / Identity, lui est actuellement consacrée !

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