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Chronique / Big Sean – Dark Sky Paradise

Chronique / Big Sean – Dark Sky Paradise

Le 24 février dernier, Big Sean a sorti sa toute dernière galette. Pour les profanes, le rappeur de Detroit a déjà sorti 7 projets (dont le premier en 2007), souvent entouré de pontes de la scène U.S. : Rick Ross, Drake, Pharrell et même Justin Bieber, oui, même lui.

L’album Dark Sky Paradise, sorti sur le label de Kanye West, est composé de 12 morceaux (9,99€), ou de 15 morceaux (11,99€) pour avoir accès aux morceaux Deserve It, avec PARTYNEXTDOOR, Research avec Ariana Grande, ainsi que Platinum and Wood. Ces 3 morceaux sont sympathiques, mais bien loin d’être transcendants, pour ainsi dire; vous pouvez donc épargner 2 €.

Pour la production, on retrouve, entre autres, E-40, Boi-1da, Kanye West (évidemment) et un certain DJ Mustard. D’ailleurs, à la première écoute, on se rend vite compte de la patte Kanye West sur l’ensemble de l’album. Quelques détails par-ci par-là, mais l’album est cohérent et bien standardisé pour l’époque. Cependant, pas vraiment d’instrumentale à couper le souffle, mais on gardera quand même de côté Blessings avec Drake, et All Your Fault avec Kanye West, qui se détachent un peu.

D’ailleurs Blessings remporte la palme du morceau le plus abouti, très nettement. Ego-trip complet, bon featuring, et le son fait vraiment bouger les têtes. Il y a d’autres qui s’en sortent avec les honneurs, notamment les collaborations : Jhene Aiko pour les morceaux Win Some Lose Some, et I Know, qui sont plutôt lents mais entrainants, et Lil’Wayne avec Deep, un titre un peu plus introspectif.  Pour les amateurs de R’n’b’, Chris Brown et Ty Dolla $ign font le boulot sur Play No Games. On dénotera aussi le premier titre de l’album, Dark Sky (Skyscrapers), qui est un peu le Started from the bottom de Big Sean, en beaucoup moins efficace tout de même. 

Globalement Dark Sky Paradise est plutôt monotone et comporte de trop nombreux featurings, l’album ne comprend que 5 morceaux solos, ce qui est d’ailleurs relativement habituel chez Big Sean. Amateurs de superproductions américaines, foncez, le prix est plutôt modeste pour un rendu honnête. Enfin, c’est tout de même pas l’album de l’année.

 

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