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Chronique – Earl Sweatshirt – IDLSIDGO

Chronique – Earl Sweatshirt – IDLSIDGO

Certes, cette chronique a pris du temps, malgré le faible nombre de morceaux du nouveau projet d’Earl Sweatshirt, intitulée I don’t like shit, I don’t go outside. Si on était des poètes maudits, on dirait qu’il s’agit d’un album dense, difficile à digérer puisque l’artiste nous propose une introspection dans sa grosse déprime. En vrai, on était un peu débordé.

Sur ce projet, on retrouve donc en featuring un new-yorkais de 18 ans, Wiki, mais aussi Da$h, Na’kel (la bonne surprise de l’album) et Vince Staples. Autant dire qu’on en connait pas la moitié.

Earl Sweatshirt

Bref, Earl aborde des sujets très personnels sur cet album, décès d’une grand-mère, affres liées à la célébrité nouvelle, absence du père, peur de la mort, relation conflictuelle avec maman, bref, Earl Sweatshirt raconte beaucoup sa vie. Le problème c’est qu’il le fait drôlement bien. 

Epaulé par des productions lentes et bien sombres comme on les aime, Earl dépose son flow assez aisément. Le gars se balade entre deux prises d’anti-dépresseurs. A l’écoute des 10 instrus, on trouve une cohérence assez frappante. Normal, Earl a tout produit lui même, et ça se sent. Sombre comme les textes.

Petite mention spéciale au morceau avec Vince Staples, seule petite oasis de fraicheur, mais globalement, les featurings sont bons, notamment Na’Kel qui accompagne parfaitement Earl au plus profond de sa déprime.

Un bon album, très bien produit, à écouter au moment de l’hiver, pas de quoi faire danser les foules. Earl Sweatshirt, en deal avec Sony, a peut-être compris que « se tailler les veines est le meilleur moyen de se faire de grosses coupures », comme dirait Nekfeu.


Ecoutez, déprimez, et partagez votre avis, c’est la base.

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