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Interview exclusive, Chill Bump: « les ¾ des artistes ne font pas ce qu’ils veulent »

Interview exclusive, Chill Bump: « les ¾ des artistes ne font pas ce qu’ils veulent »

Après avoir enchaîné les EP, Chill Bump, duo rapologique indé composé de Miscellaneous – MC anglophone à la plume affutée – et de Bankal – beatmaker et DJ virtuose – dégaine son premier album officiel, « Ego Trip« , à la fois nombriliste et foncièrement humble. Interview sans langue de bois.

Pouvez-vous, pour commencer, vous présenter brièvement ?

Miscellaneous (M) : Je m’apelle Pierre ‘Miscellaneous’, rappeur anglophone tourangeau.

Bankal (B) : Alban alias Bankal, je ne suis pas rappeur mais je fais des instrumentaux. Et je suis roux.

Comment en êtes-vous venus à la musique ?

M : Je crois que j’en ai toujours un peu fait sans forcément être passé par le solfège. J’ai toujours aimé ça et j’ai toujours écrit des petits trucs puis ça s’est concrétisé avec le rap. Toi aussi tu as fait de la musique jeune … (en s’adressant à Bankal)

B : Oui j’ai fait de la trompette pendant six-sept ans avant de découvrir le rap, qui était plus passionnant. A partir du moment où l’on a découvert cette musique je pense qu’on s’est engouffrés dedans.

M : C’était à peu près à la même époque où on s’est rencontrés, donc ça découle de ça finalement.

Et « Chill Bump » ça veut dire quoi ?

M : Chair de poule. Au départ on aimait bien « goosebumps », qui veut aussi dire chair de poule, mais c’était déjà pris. On a trouvé un synonyme, « chill bump », qui rassemble deux mots qui sont beaucoup utilisés dans le rap. On aimait bien l’association des deux et finalement on en a ensuite trouvé d’autres sens qui nous représentaient bien, le côté « chill », plus nerveux, et le côté « bump », un peu plus cool.

Votre écriture comme vos productions sont hyper léchées, quels sont les artistes qui vous inspirent l’un et l’autre ?

B : Au niveau du son c’est varié. J’ai écouté beaucoup de rap californien de la scène « alternative » de la fin des années 90-début 2000, Jurassic 5, DJ Shadow … Certains classiques new-yorkais m’ont également pas mal influencé. Je pense aussi à Neptunes et Timbaland à la bonne époque, à Ludacris pour les trucs qui rebondissent un peu … Et aujourd’hui tout ce qui est Kendrick Lamar, Black Milk … il y en a tellement ce n’est pas évident de tout citer.

M : Moi c’est KRS-One qui m’a donné envie de rapper. Je l’écoutais quand je devais avoir moins de dix ans. Ensuite j’ai découvert le Wu-Tang. Leur premier album m’a mis une claque parce que c’était vraiment original et ça permettait de se rendre compte de toutes les possibilités qu’offre cette musique-là. Nas m’a donné envie d’écrire et j’ai toujours adoré Big Pun pour sa technique. Aujourd’hui il y a également beaucoup de mecs qui m’influencent, ceux que tu as cités et je rajouterais aussi Action Bronson parce que je trouve le personnage rigolo. Le premier album de Snoop Dogg a aussi été une bonne influence.

Que piochez-vous respectivement dans la culture française et anglophone pour composer votre musique ?

B : Pour le côté anglophone c’est clairement la musique, tout ce qui est séries et films également.

M : Oui moi aussi j’ai vraiment une culture plutôt anglophone et américaine.

Plus américaine que britannique ?

B : Oui complètement. Après pour la musique j’aime bien piocher dans les deux, j’aime bien taper dans les vieux chanteurs français des années 70, des mecs qui ont fait un ou deux albums que personne n’a écoutés. Pour certains c’est très impressionnant, les chanteurs eux-mêmes ne valent absolument rien mais la musique derrière est vraiment très bonne.

M : Les anglophones font ça aussi, ceux qui ont samplé Aznavour, Polnareff ou Tino Rossi.

Votre musique sonnerait-elle de la même façon si les textes étaient en français ?

M : Je pense que oui au sens où je dirais la même chose en français, après tu parles de « sonner » donc je ne sais pas en fait. J’ai essayé de rapper en français quand j’étais plus jeune et ça sonnait anglais, c’était bizarre. D’ailleurs je trouve que le rap français d’aujourd’hui sonne anglais, ce qui n’était pas le cas avant. Un jour il faudrait que je réécrive en français, même si ce n’est que pour moi, pour me rendre compte de mes réflexes, de ce qu’il se passe. Comment toi tu décrirais ce que t’entendais à l’époque où j’écrivais en français (en s’adressant à Bankal) ?

B : C’était un peu Big Pun qui rappe en français, avec un enchainement de syllabes comme ça. Du coup ta façon de prononcer les mots français, plus douce et musicale qu’un français lui-même, faisait que parfois il fallait écouter attentivement pour comprendre vraiment quelles syllabes allaient avec quelles syllabes. Après pour en revenir à ta question, je pense que notre musique serait très légèrement différente avec des textes en français.

Peut-on considérer qu’il y a une vraie tendance « normcore » dans le rap, qui s’érige en rempart du bling-bling et que vous incarnez avec d’autres mecs comme Mac Miller ou The Streets ?

M : Oui c’est vrai c’est sûrement une tendance, même si je ne l’avais pas vu comme ça. Avant il y avait vraiment un style particulier de vêtements alors qu’aujourd’hui tu peux t’habiller comme monsieur tout-le-monde et faire du rap.

B : Sans affilier ça à cette tendance-là, un certain nombre de rappeurs ont à un moment donné rejeté ce truc là en se disant « peu importe comment on s’habille, qui on est et à quoi on ressemble, on peut faire du rap ».

Les nouvelles étoiles montantes du rap ont, comme vous, toutes émergé sur la toile, de Kendrick Lamar à Wiz Khalifa en passant par A$AP Rocky, Tyler the Creator, Joey Bada$$ ou Curren$y. Le succès passe-t-il désormais obligatoirement par l’exposition sur le web, via Twitter, Facebook et des EP en téléchargement libre?

B : Je pense que oui vu le peu de risques que prennent les maisons de disques.

M : Oui elles passent leur temps à regarder, elles laissent faire et dès qu’elles voient un truc qui trouve son public, qui fait de la vue, elles l’alpaguent.

B : Ou alors elles prennent des artistes un peu malléables qu’elles façonnent de A à Z et qu’elles vendent. A une époque, quand c’était l’explosion du rap en France vers le milieu-fin des années 90, les maisons de disques signaient tout et n’importe quoi parce que le rap était à la mode, elles signaient, signaient, signaient, en se disant que dans le lot il y en avait bien un qui allait percer. Maintenant ce n’est plus trop ça. Dans le rap français il y a quand même des labels comme Golden Eye Music, avec des mecs comme Joke et Dosseh, qui ont peut-être une volonté de ramener quelque chose d’un peu plus indépendant avec les moyens d’une major mais c’est rare. Internet c’est tellement libre …

M : C’est ça le truc, ce sont les gens qui choisissent. Mais beaucoup sont naïfs aussi et pensent que c’est vraiment eux qui choisissent, qui font qu’un artiste a de la vue etc alors qu’en fait il y a des personnes et de grosses équipes qui ont des stratégies derrière.

Travailler en indé c’est la condition sine qua none d’un rap « authentique » ?

B : Pas forcément, ça dépend de ce qu’on entend par « authentique ». Si ce qu’a envie de faire un rappeur c’est une musique qui parle au plus grand monde et qui soit « commerciale », il va rester authentique. Après, nous, personnellement, aucune maison de disques n’est venue nous voir en nous disant « Voilà vous faites ce que vous voulez artistiquement et on vous donne les moyens de le faire, ça vous tente ? ».

M : Oui l’important c’est de faire ce que tu veux. Je pense que c’est ça être authentique. Je crois que les ¾ des artistes qui sont en haut de la chaîne ne font pas ce qu’ils veulent et je trouve ça un peu triste.

Vous sortez votre premier album après quatre EP. Un album officiel c’était une étape obligatoire pour booster votre visibilité et votre carrière ?

M : Oui et c’était aussi un challenge pour nous parce que jusqu’ici on avait seulement fait des petits formats courts pour se connaître un peu mieux et partir dans des délires différents. Avec cet album on voulait savoir si on était capable de faire quelque chose de plus consistant. Après effectivement il y a une réalité qui est celle des médias. Sans album, ce n’est pas que tu n’es pas écouté mais tu n’es pas vraiment validé en tant qu’artiste professionnel par les radios ou certains médias. L’album assoit une certaine légitimité.

L’album s’appelle « Ego Trip ». Pouvez-vous nous expliquer en quoi votre vision de l’égotrip diffère-t-elle de celle de Booba, Rick Ross ou Kanye West?

B : L’égotrip purement rap ne change pas de ce que font les rappeurs en général, c’est avant tout se mettre en avant et dire que tu es meilleur que tout le monde. Après, nous, on a séparé les mots « ego » et « trip » parce que l’album est le voyage initiatique d’une personne qui passe par différentes étapes, qui vit différentes aventures qui l’amènent à vivre d’autres aventures. Le fil rouge de l’album c’est le voyage de l’ego, c’est pour ça qu’on a séparé les deux mots. Le titre nous a plu parce que ça correspondait vraiment à l’album et que c’était en même temps un clin d’oeil au rap qu’on aime depuis tous petits.

M : C’est pour ça aussi que sur la pochette on a représenté un bocal dans lequel chaque objet correspond à un morceau. Le bocal se remplit au fur et à mesure des expériences, comme les êtres humains, et je trouve ça cool de choisir un objet plutôt qu’un selfie, c’est plus une image. Ce que je vois moi aussi par rapport au voyage de l’ego et à l’égotrip au sens propre c’est que certains morceaux sont aussi des remises en question, c’est une autre forme d’égotrip, de l’introspection. En fait il y a beaucoup d’égotrips différents dans l’album.

Quelles ont été vos influences musicales sur cet album?

B : Il n’y a pas vraiment eu d’influences musicales. Il y a des samples mais le sample n’est pas une influence, c’est un truc qui va m’inspirer, qui va me donner envie de créer ou plutôt de recréer. Pour moi être influencé c’est se dire par exemple « tiens on va faire un morceau comme tel artiste » ou vouloir faire un album à la Kendrick Lamar parce qu’en ce moment on est à fond sur lui.

M : Il y a quand même un truc qui te préoccupait beaucoup auquel tu ne penses peut-être pas là c’est la déstructure. Les morceaux sont plus évolutifs que ce qu’on faisait avant, ce ne sont pas des morceaux avec un couplet et un refrain.

B : Oui on a essayé de casser ça mais j’ai l’impression que depuis le début on a toujours été dans la déstructure, et encore plus sur l’album. En tout cas bizarrement plus on fait de musique et moins on en écoute. Je pense que c’est vraiment par périodes. Là on a arrêté de créer, on a finit la grosse base du live, on est un peu dans une phase où l’on décompresse en termes de travail et de sons, et je pense que c’est une période qui va nous permettre de réécouter des choses, de se re-nourrir pour repartir dans une phase de création. Mais dans les phases de création moi je suis content d’entendre un peu de silence.

Pourquoi l’album ne comprend pas de featuring ? Y-a-t-il des artistes avec lesquels vous aimeriez collaborer à l’avenir ?

B : Oui il y a des gens qu’on aime bien, qu’on a rencontré au fil des concerts, des scènes … et avec qui on aimerait collaborer parce qu’humainement c’est passé. Après on n’est pas trop dans le délire de payer quelqu’un pour faire un featuring juste parce que c’est un nom ou un rappeur qu’on aime. Au final je ne suis pas sûr que le mec ait envie d’approfondir, de faire ça sérieusement.

M : On a envie que ça passe par l’humain parce que ça se fait beaucoup plus facilement et de manière plus agréable. Après il n’y a pas de featuring sur cet album parce qu’on l’a créé en tournée, on n’a pas trop eu le temps de voir des gens et ça demande beaucoup d’organisation. On avait au départ créé un tas de titres qu’on a réécoutés, on avait trouvé de la cohérence après en avoir viré certains et on était partis dans un délire avec des interludes où il y avait des samples de voix, de séries, de films … mais ça cassait l’histoire et la dynamique de l’égo, ça sortait du fil rouge. Donc on a décidé de faire un album assez court juste avec ma voix pour que ça reste cohérent.

B : Il y a plein de personnes avec lesquelles on aimerait collaborer mais c’est de l’organisation. Ce n’est pas évident, on peut bosser sur un morceau pendant plusieurs mois. On fait le morceau, une base, puis on le met de côté, on passe à autre chose et on revient avec une oreille fraîche quelques semaines après pour finalement le retoucher. Donc si on veut faire pareil avec quelqu’un, c’est compliqué. Pour nous un featuring ce n’est pas faire venir quelqu’un pour le faire poser une après-midi. Si on collabore, on aimerait que ça soit un vrai travail de fond.

M : Dans les gens de notre entourage qu’on croise beaucoup il y a Fakear, La Fine Equipe, Nemir … si on est amenés à faire des trucs avec eux ça ne serait pas étonnant parce qu’humainement ça se passe vraiment bien.

Vous réhabilitez l’association DJ/MC à l’origine du rap et tirez sur l’esthétique clinquante et faussement gangsta des rappeurs sur le titre « I ain’t a rapper ». Êtes-vous nostalgique d’un certain âge d’or du hip-hop ?

M : Un peu, en fait je n’aime pas tout ce qui est gros clichés où tout le monde se sent obligé de faire la même chose. Parce que maintenant il y a de la trap, tout le monde se sent obligé de faire de la musique trap. Je respecte, c’est cool quand la musique évolue, je ne suis pas du tout contre, mais moi ça ne me parle pas.

B : C’est juste qu’effectivement ce n’est pas ce qui nous a plu dans le rap au départ, ce qui nous a donné envie de faire cette musique-là. Même Snoop qui était dans un délire gangsta rap a toujours eu un second degré, un côté « Je suis un Pimp » mais drôle. On aime le rap qui ne se prend pas au sérieux, mais pas que, parce que finalement le Wu-Tang avait un côté assez violent. En tout cas l’imagerie actuelle n’est pas une imagerie qui nous séduit, encore moins maintenant avec la trentaine, quand tu as vécu un petit peu et que tu sais très bien que 90% de ces mecs-là ne vivent pas cette vie-là. Je pense que le seul mec qui vit ça c’est Gucci Mane mais il est six mois de l’année en prison et six mois de l’année dehors.

M : Oui et il rappe très mal. Il devrait juste vivre cette vie-là et ne pas rapper parce que ça ne sert à rien de faire ce qu’il fait. Après le rap peut être aussi vu comme un film, c’est pour ça que j’ai du mal à comprendre que Ségolène Royal s’énerve du morceau d’Orelsan, « Sale pute », alors qu’il est dans un personnage, il a le droit de faire ce qu’il veut. Je ne comprends pas pourquoi on aurait le droit d’avoir des films comme « Irréversible » ou des films vénères mais pas de rap vénère. En tout cas, que des mecs louent des meufs et des voitures pour leurs clips, pas de problèmes, mais que tout le monde veuille le faire ou se mette à la trap, je ne suis pas convaincu. Je ne pense pas qu’ils veuillent vraiment tous faire ça mais ils le font quand même, ils sont un peu esclaves des tendances et c’est ce qui m’énèrve. Je pense que le hip-hop à la base c’est être soi-même, même si ça vient de la rue. Aujourd’hui en apparence n’importe qui peut faire du rap mais tout le monde fait la même chose.

B : Oui en fait c’est ça le problème, personne n’apporte vraiment sa touche. J’ai l’impression que les prods de rap français en ce moment sont toutes les mêmes. A l’époque quand tu écoutais un truc d’IAM ou de la Scred Connexion tu pouvais reconnaître le groupe ou même le producteur, comme aux Etats-Unis avec les DJ Premier etc. Aux Etats-Unis également dans le délire trap il y a quand même des sons qui sont reconnaissables, des mecs qui ont leur touche, qui se différencient. En France on ne sait pas faire ça, c’est de la pâle copie. On fait du « Taxi », un film d’action à la française. Tu vois « Taxi », tu fais la même chose en musique. Et tu en fais cinq des « Taxi », parce que le premier a bien marché.

M : Après la trap, je ne suis pas du tout contre, bien au contraire, mais tout le monde ne se doit pas d’en faire. C’est juste une branche du rap qui vient du sud des Etats-Unis, ce n’est pas parce que c’est la tendance qu’il faut que tout le monde le fasse.

Vous courez après quoi dans le clip de « The Memo » ?

M : C’est le morceau le plus naïf qu’on ait fait, je ne sais pas après quoi on court, on a l’impression qu’on va tout défoncer alors qu’en fait il n’y a rien.

B : On court après rien, on va tout droit, c’était juste pour dire qu’on est déterminés, peu importe ce qu’il se passe, on avance, même s’il y a un mur à la fin et qu’on se le prend, on se relève et on y retourne.

Votre écriture peut être assez cinématographique/narrative, comme sur « Not today » ou « 01.01 », vous sentez-vous un peu comme des raconteurs d’histoires, des conteurs urbains ?

M : C’est vrai que j’ai toujours aimé les morceaux à thème, les histoires. J’ai toujours beaucoup aimé Nas pour ça. Il a un morceau qui s’appelle « I gave you power » sur son deuxième album, qui raconte la vie d’un flingue qui est volé, utilisé pour tuer, dont le maître se fait tuer, qui passe de mains en mains, se refait vendre … et qui en a juste marre de tuer. J’ai toujours adoré ce genre d’histoires, c’est clairement un morceau qui m’a inspiré, comme « Rewind », autre titre super original de Nas où il raconte toute une histoire à l’envers, c’est vraiment excellent. Il y a pas mal d’histoires comme ça qui m’ont influencé. Si j’arrive à trouver une histoire, à raconter quelque chose en mouvement, je vais y aller, on va en parler, essayer de trouver, de creuser le délire, un peu comme Gang Starr, c’est un concept.

B : J’aime bien ça aussi. Il y en a un qui le faisait très très bien c’est Oxmo, avec ses délires mafieux sur ses premiers albums et même avant sur ses freestyles à la radio où il racontait des scènes. La Mafia Trece également sur leur premier album, d’ailleurs à l’époque on les avait taxés de rap théâtral. C’est un art de raconter des choses, on peut se permettre plein de trucs.

M : Un mec que j’aime beaucoup aussi et qui a un peu inventé ce délire-là c’est Slick Rick, un anglais qui est parti vivre très jeune dans le Bronx je crois.

Quels sont vos projets futurs et comment rêvez-vous votre avenir?

M : Déjà on va continuer de tourner et puis on fera du nouveau. Est-ce que ça sera un album ou un EP, un EP de featurings, un EP de remixs … ? On ne sait pas. Pour l’instant on a plein d’envies mais on ne sait pas encore par quoi commencer.

B : Là on est plutôt dans la fin de la préparation du live, on a encore plein de choses à modifier, à peaufiner, et après on va se remettre à créer. Pour le moment c’est défendre cet album sur scène du mieux que l’on peut et partager ça avec le public. C’est un peu pour ça aussi que l’on fait ça depuis le début.

Photo: Benoit Dogniez

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