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LATA 65 : quand les grands-mères se mettent au graffiti

Depuis quelques temps déjà, les rues de Lisbonne voient leurs murs se recouvrir des œuvres de LATA 65, un crew comme il n’en existe sans doute pas deux dans le monde : exclusivement composé de personnes âgées, ce gang d’un nouveau genre réinvente le street art à sa manière

L’idée vient de Lara Seixo Rodrigues et Fernando Mendes, déjà organisateurs de WOOL, un festival dédié à l’art de rue : désireux de briser les clichés liés au street art et d’ouvrir cette discipline à un nouveau public, ils ont mis au point une série d’ateliers à destination du troisième âge. Sur cinq jours, grands-pères et grands-mères lisbonnais, alors réunis sous le nom de LATA 65, ont eu l’occasion de découvrir ce qu’était vraiment l’art urbain, de l’historique du graffiti et de son évolution à la création de leurs propres pochoirs, en passant par l’apprentissage des différentes techniques de peinture.

« LATA 65 a pour but d’amener les moins jeunes à appréhender une forme d’expression artistique généralement associée aux plus jeunes, mais aussi de prouver que la solidarité intergénérationnelle fait sens et que l’âge est juste un nombre ; sans oublier que l’art urbain a le pouvoir de fomenter, de promouvoir et de démocratiser l’accès à l’art contemporain. »

Actuellement, plus d’une centaine de personnes âgées ont déjà participé aux ateliers de LATA 65. Ainsi initiés à cette culture urbaine et désormais professionnels de la bombe aérosol et du stencil, ces mamies et papis graffeurs prouvent au monde entier qu’il n’est pas si compliqué de s’affranchir des clichés ! Après tout, l’art – quel qu’il soit – n’a pas d’âge et peut parler à quiconque se décide à l’écouter…

Crédit photos et vidéo : LATA 65

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