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Le street art selon Pejac

Si beaucoup d’artistes préfèrent les palettes multicolores pour réaliser leurs œuvres, il en est un qui s’est pris d’amour pour le monochrome, nous prouvant ainsi qu’un street art, pour être réussi, peut aussi passer par la simplicité.

Toutes (ou presque) de noir et blanc vêtues, les réalisations de Pejac sont ainsi faites : à l’aide de pochoirs, de bombes ou de pinceaux, l’artiste orne les murs des villes où il passe. Toujours teintées d’humour, d’ironie ou de poésie, les œuvres de Pejac, tout droit sorties de son imagination sans limite, illustrent sa propre vision du monde : un monde qu’il voudrait plus doux et plus léger mais qui reste fondamentalement cruel. Une idée qu’il a récemment mise en lumière dans l’une de ses fresques : sur le mur lui ayant servi de toile, des fourmis – qui sont en réalité des hommes – tentent d’échapper à l’innocente cruauté de deux enfants. « J’ai voulu pointer du doigt les différents aspects de la cruauté inhérente aux êtres humains, même dans leur plus jeune âge », confiait-il à nos confrères du Huffington Post. « Je pense que souvent – plus ou moins consciemment – nous sommes ceux qui tiennent la loupe, comme la petite fille, et d’autres fois nous sommes ceux sous le brûlant rayon de lumière ».

Adepte des monochromes – donc – mais aussi des trompes l’œil et des collages sur fenêtre, Pejac, street artiste espagnol, nous offre ainsi un art aussi simple que créatif, jouant de l’environnement urbain ou de la simple vue qu’on peut avoir de chez soi. Porte naissant de la crevasse d’un mur bétonné, petite fille se balançant sur le toit d’un immeuble ou jeune homme visant un avion au lance-pierre, tout est bon pour tordre la réalité et créer de nouveaux espaces, souvent surréalistes, dans lesquels on aimerait parfois s’engouffrer.

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