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Meek Mill : Dreams Worth More Than Money

Meek Mill : Dreams Worth More Than Money

Les 3 dernières années furent intenses pour Meek Mill. Et depuis ses premières mixtape (DreamChasers 1, 2 et 3) et son album, Dreams & Nightmares, le rappeur c’est assuré une place au soleil et une position forte dans le rap game outre-Atlantique.

Intense, c’est aussi l’adjectif qui définit au mieux le second album du rappeur. Tout, dans ce Dreams Worth More Than Money  tend à construire une atmosphère d’urgence, brûlant ses rythmes sous un soleil de plombs.

Une ouverture réussie

Et en prenant le choix d’ouvrir cet opus avec  Lord Knows  et son instru reprenant le Lacrimosa de Mozart, Meek Mill impose son style avec  une mesure des grandeurs versant dans la douce mégalomanie. Non pas que l’ego trip soit une chose rare dans le monde du rap, mais clairement Meek Mill tente de frapper haut et fort en s’adressant directement à son dieu.

Si les productions de Dreams Worth More Than Money s’articulent presque exclusivement autour d’un jeu de basses poisseuses et épaisses, le flow rapide du rappeur fait des merveilles. Véloce et intarissable, il fluidifie chaque titre avec aisance, en témoigne son featuring avec Future (Jump Out The Face) qui prend la forme d’un exercice de style entièrement maîtrisé sur un beat presque dépouillé.

Meek Mill Ft. Future – Jump Out The Face

Meek Mill et ses invités

Ce même aspect dépouillé, presque minimaliste, participe également à mettre en place des productions plus aérées et propices aux collaborations. Du coup, l’invitation de grands noms de l’acabit de Rick Ross (également patron de Maybach Music Group) ou de Switzz Beats sur Classic, permet à MM d’exceller sur une production maitrisée, bien mieux que ses guest. C’est un véritable coup de maitre, lui permettant de garder la tête d’affiche, face à d’autres noms, tels que The Weeknd, Drake ou encore Nicki Minaj.
Cette dernière, campant sa position de girlfriend, s’offre d’ailleurs deux featuring à la « je t’aime moi non plus » (le refrain est équivoque : « I wanna be bad for you ») à peine romancé, surtout très bien calculé.

Un rendu final de qualité

Parce que derrière son apparence de doux rêveur, Meek Mill signe en réalité un album ultra léché. Rien n’y apparait laissé au hasard et l’opus procède d’un juste équilibre entre tubes ‘’banger’’ (Been That  et Check) et de productions égo trip (Ambitionz et  I Got The Juice), à la juste mesure de MM.

Comprendre que l’homme réussi à modeler sa voix selon ses besoins et donc à véhiculer sentiments et émotions. Une performance d’autant plus appréciable, puisque l’album réussi à convoquer une identité forte, malgré son grand nombre de featuring.

Dreams Worth More Than Money est disponible en album digital !

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