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On a interviewé Jean André, DA de Ed Banger et adorateur de femmes

On a interviewé Jean André, DA de Ed Banger et adorateur de femmes

Jean André est un passionné. Fier directeur artistique de Ed Banger Records, il est connu pour sa passion pour les femmes qu’il peint d’un trait spontané avec un sens poussé du minimalisme.

Il exposera du 7 mai au 11 juin à la Galerie 12mail / Redbull Space, pour son exposition Anyone who knows what love is (will understand), et offrira aux femmes la possibilité inédite de dessiner leur portrait à la demande.

L’artiste réalisera ces portraits pendant la dernière semaine de l’exposition (semaine du 8 juin). Les futures modèles pourront envoyer leurs photos à l’adresse suivante : hello@jeanandre.fr à partir du 4 juin. Les portraits sélectionnés seront dessinés puis exposés par l’artiste et leurs propriétaires pourront les récupérer gratuitement lors du décrochage de l’exposition.

 

Tp – Bonjour Jean André, peux tu te présenter, qui es tu, que fais tu ?

Jean André – Salam, je suis D.A, je fais des dessins toute la journée. Je les montre sur les internets et des fois dans la vraie vie à des expositions. Je fais aussi des dessins avec des marques qui les collent sur leur produits pour les vendre mieux 🙂

Tu te positionnes plus proche de l’illustrateur / dessinateur que du graphiste. Qu’est ce qui différencie ces deux métiers selon toi ? 

Je ne me positionne plus vraiment, les deux métiers sont intimement liés concernant mon job. Le graphiste doit trouver des solutions graphiques aux questions posées par les clients. L’illustrateur lui doit représenter visuellement des propos pour un client. Le dessinateur fait ce qu’il veut et c’est ce que j’aime le plus faire. Si on mélange tout je dois répondre aux questions de mes clients visuellement en faisant ce que je veux 🙂

Tu travailles le dessin à la main, le trait spontané et l’outil minimal. Pourquoi cette orientation artistique ? 

Bah je suis un garçon simple, j’ai été élevé dans une famille avec des valeurs saines à la campagne et inspiré par des artistes simples.
Tout mon environnement est spontané et minimal, c’est ce qui m’attire et me plait.

Quels styles, quels «mentors» ont pu t’influencer et continuent de t’inspirer ?

J’aime bien les chanteurs, les paroliers m’influencent autant que les artistes classiques. Et alors surtout les romantiques, les chansons tristes qui parlent d’amours contrariés. Après, beaucoup de rap, de jazz (plutôt pour la mélodie du coup). Et pour les noms je dirais Gainsbourg, Booba, Jonasz, Cabrel, Esso Luxueux, Dutronc…

Avec l’usage récurent de l’encre de chine, tes illustrations évoquent de manière très évidente l’univers du tatouage. Dans quelle mesure cette pratique déteint-elle sur ton travail ?

Je suis entré dans l’encre grâce au tatouage, j’aimais dessiner des classic tattoos avec des grosses lignes et des sujets récurrents type roses, cranes et pin up. Et puis j’ai dérivé des pin ups et continué mon exploration de l’encre de chine avec les muses plus actuelles qui embellissent nos villes et nos vies.

L’image de la femme est très présente dans tes dessins, souvent nue, voluptueuse, sexy, entière ou par morceaux.  Comment peut on interpréter cette inspiration / idéalisation féminine associée à tes travaux ?

Y’a pas vraiment de question qui se pose en vrai, j’aime les filles, j’aime les attitudes, j’aime leurs façons, j’aime leurs formes, j’aime les filles qui font la tronche, j’aime les creux que dessinent les fesses en bas du dos, j’aime les bouches, j’aime les filles qui fument des vogue, j’aime les filles qui portent des culottes petit bateau, j’aime les filles qui ne se maquillent pas, j’aime la naissance des auréoles sur les peaux claires, j’aime la couleur des tétons des filles d’Afrique, j’aime les textures de cheveux, les manières de coiffer, les doigts fins, les poignées d’amour, etc, etc, etc …

Ta récente exposition personnelle à la galerie HVW8 s’est intitulée «Gauloise», pourquoi ce nom ? C’est au tour de l’illustrateur français Jean Jullien d’investir le lieu. Outre un geste brut, simple et efficace, il y a un certain ton et humour similaire dans vos travaux, peut on parler de «patte» française ?

Pour ma part oui ! Je suis certain de cet humour français, un peu con mais attachant. Je suis un amateur de blagues et de mots d’esprit et j’essaye d’en mettre un peu dans mon boulot. Jean Jullien est sans doute un de mes artistes favoris et je suis très content de le voir exposer avec mon galeriste chéri Tyler (HVW8°).

Comment a commencé l’aventure Ed Banger ? 

La rencontre avec Pedro, qui s’est faite chez Because music, a été une des plus belles de ma vie. Il est sûrement la personne la plus bosseuse, agréable et aimable à Paris. On a très vite accroché et on a commencé à travailler ensemble sur quelques projets personnels puis pour Ed Banger Records, dont je suis le fier graphiste !

Et si tes dessins étaient une musique, ce serait laquelle ?

Probablement une chanson de Gainsbourg, peut être « l’eau a la bouche » ou « la javanaise ».

Tes dernières collaborations sont assez prestigieuses, et réussies, on pense notamment à la collaboration avec Adidas avec Kevin Lyons, peux tu nous en parler ?

C’était une collaboration avec ma galerie. Kevin et moi avons eu à designer deux paires chacun et l’expérience était fort instructive ! Je ne pense pas recommencer par contre ^^

Rêverais tu de faire unes collab plus spécifiquement ?

Oui ! Je vais doucement faire glisser mes dessins vers un peu plus de luxe, j’ai un rêve qui est de travailler avec Hermès sur leurs carrés de soie. Je ne suis pas certain d’être assez mature pour ça mais je peux vous garantir que ça arrivera un jour 🙂

Et enfin, quels sont tes projets à venir ?

A court terme une expo à Berlin, puis Miami et à long terme aller vivre et grandir à New York <3

 

 

Jean André en expo du 7 mai au 11 juin, 
12Mail / Redbull Space, 12 rue du Mail 75002 Paris
Site Jean André
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Propos recueillis par Florence Vlemelinx.
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