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PANTHEONE – L’INTERVIEW –

La marque de prêt-à-porter française Pantheone nous présente son nouveau lookbook printanier ! Au programme, des pièces incontournables et un esprit toujours aussi décalé. Trends Periodical est allé à la rencontre des créatrices de cette nouvelle it brand !

On en sait au final très peu sur les trois jeunes femmes qui ont crée cette marque,
pouvez-vous vous nous présenter votre parcours ?

Alors, c’est compliqué car il s’agit de 3 jeunes femmes arrivées à 3 moments différents.
Tout commence par Déborah Amaral.
Après avoir été chef d’atelier chez Andrea Crews elle a imaginé et créé Pantheone avec
une amie.
Elle crée en 2010 sa première robe-casquette, qui sera vue au Grand Journal.
Événement catalyseur de l’aventure Pantheone qui permettra une première
collaboration avec New Era
Puis Hélène Gloux arrive d’Esmod pour un stage en couture. Très inspirée par les
missions de l’atelier et jamais contre une insomnie ou deux elle ne quittera finalement
jamais Déborah.
En 2012, Jeanne Bibette rejoint l’aventure pour son stage de l’atelier Chardon Savard,
section communication de mode. Le projet lui parle de A à Z. Elle veut le propulser et
décide de le présenter à un incubateur en 2013.
Pantheone devient alors une réelle entreprise dont Jeanne est l’actuelle CEO, Déborah la
directrice artistique et Hélène la chef d’atelier.
Fidèles à leur PARIS XVIII, les filles choisissent alors la nouvelle Halle Pajol pour
installer leur « P » House (l’espace atelier, bureaux et boutique de Pantheone).

Quels ont été vos créateurs d’influences ?

Hélène: à l’époque où je faisais du stylisme j’aimais bien Manish Arora et Felipe Oliveira
Baptista
Déborah: Jean-Paul Gaultier et Thierry Mugler, autant pour leur travail couture que pour
leurs shows dans les 80’s…
Mais aussi, Bernard Wilhelm, Manish Arora, Castelbajac, Margiela

Quelles sont vos marques coup de cœur du moment ?
On aime le travail de Zana Bayne.
Et on trouve le parcours et la personnalité de Jacquemus tout à fait exemplaire.

Vous parlez d’un univers authentique et décomplexé, c’est ce que vous souhaitez
représenter dans vos collections ?

C’est un credo qui a naturellement découlé de notre manière de travailler les pièces
coutures. C’est à dire créer des super héroïnes ultra féminines à partir de produits
streetwear ultra masculins…
Le prêt-à-porter c’est toujours différent à travailler, c’est lié à un marché etc.
Mais effectivement on peut dire que les collections Pantheone soient authentiques car
chaque fois inspirées par un thème et un univers précis. Et que les coupes et les jeux de
détournements les rendent décomplexées et décomplexantes!
Il y a un côté ludique dans les collections Pantheone, que Paul & Martin savent d’ailleurs
très bien traduire! les DA avec qui nous travaillons sur nos campagnes

 

Quelles sont vos trois basics pour fêter l’arrivée du printemps ?

Les bodys un peu plus ajourés que ceux des mois derniers.
Les crops polo Pantheone 🙂 (on est toutes accros aux crops en général)
Et les nouvelles No Name!

Parlez-nous de votre laboratoire de recherche/studio de création.

C’est comme ça que Pantheone a commencé… C’est le réel ADN de la marque. C’est le
détournement des objets. On joue avec les matières.
On y a d’abord fabriqué des robes et des bodys avec des casquettes, puis avec des sacs
ou des baskets Adidas… Puis il y a eu le Freak Fashion Show pour les 10 ans d’Eg Banger
pour lequel on a du créer 12 pièces coutures dont certaines en bijoux vintage… le tout en
2 mois…
Le studio de créa, c’est finalement notre prétexte pour créer des pièces folles et
travailler en partenariat avec d’autres marques ou pour de l’événementiel.
Dernièrement, on s’est beaucoup concentrées sur le lancement de notre prêt-à-porter
mais Déborah a décidé de créer une pièce couture pour chaque collection. Une sorte de
reine de collection. En réalité c’est parce qu’elle ne peut pas s’en empêcher! haha
Ce qui a donné une robe hybride faite avec nos propres casquettes Pantheone pour « Jeu
de Mains » SS15.
Et pour « Promenons-nous » AW15, une collection inspirée par l’univers des contes, il y a
la « Reine des Louves » faite de 189 incrustations formant une tête de louve et la « Reine
des Bois » vêtue d’une veste en osier vivant…

Votre store parisien The « P » House est également un lieu d’exposition, de nouvelles collaborations artistiques sont à venir ?

La « P » House c’est plus notre lieu de travail. Il y a une partie boutique qui est en fait directement ouverte sur nos bureaux et surtout sur l’atelier. C’est donc un grand open space dans lequel on aime beaucoup recevoir, et qui permet de créer un contact direct avec les curieux. C’est assez intéressant. Mais question expo à la « P » House » on aimerait beaucoup sauf que le planning ne le permet pas encore. On sait juste que la nouvelle Halle Pajol et son esplanade complètement ensoleillée nous inspire beaucoup pour un événement mode et danse comme on aime les faire. On travaille donc là dessus pour les beaux jours qui arrivent.

Trois mots pour définir votre collection Jeu de Mains ?

Pop, grivoise et sporty.

Vous nous avez habitué à une série de collaborations bien sympathiques comme avec New Era, Eastpak ou encore Adidas, de nouvelles exclusivités à nous dévoiler ?

Des envies. Des idées. Rien de signé! 🙂

Que pourrait -on vous souhaiter pour la suite ?

Amour, gloire et beauté…

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