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Quoi de beau à la biennale de Saint Etienne ?

Qu’est ce que le beau, le bon, le laid, le moche, le bizarre, le grotesque ? Quelle est la place de l’esthétisme dans la création industrielle actuelle ? Et dans son appréciation ? Qu’en est-il des «gouts et couleurs» d’aujourd’hui? «Le sens du beau», thème de la nouvelle édition de la biennale de Saint Etienne, soulève de multiples questions auquelles de nombreux designers et commissaires ont tentés de répondre. La «beauté» s’expose et s’explore donc dans toute la ville, à travers le panel ecclectique d’une soixantaine de manifestations. Trends Periodical en a sélectionné quelques unes.

Il y a plus d’un siècle, l’architecte Louis Sullivan déclarait « La forme suit la fonction ». Quelles données font naître la forme de l’objet dans la démarche d’un designer? Réponse au sein de la Cité du Design avec «Form Follows Information», cabinet de curiosité géant à la scénographie remarquable.

On retrouvera dans ce même lieu une étrange ronde d’objets en tout genre. «Vous avez dit Bizarre» est l’exposition qui sort du lot en recensant des formes inhabituelles et non-conventionnelles de beauté, et en questionant le grotesque d’aujourd’hui.

Prenant la subjectivité du beau comme point de départ «Beauty as Unfinished Business» soulève quant à elle la problématique de l’influence des phénomènes culturels de tendances et de mode sur nos critères de beauté. On y retrouve des pièces signées Starck, Bouroullec, Kvadrat, Artemide (pour ne citer qu’eux) dans un décor particulièrement lumineux et volontairement séduisant.

Pratique triomphante dans les années 2000, aujourd’hui en déclin, le tuning est l’invité inattendu et décallé du musée de l’Art et de l’Industrie avec « Tu nais, tuning, tu meurs ». Lorsqu’on personnalise un produit industriel comme on customise un vêtement, analyse d’une contre-culture qui a cherché à se positionner face au diktat de la machine.

Puisque la Corée est à l’honneur de cette biennale 2015, le musée d’Art Moderne présente une rétrospective des travaux spectaculaires de l’artiste Lee Bul.

Les installations In Situ se dispersent également à travers toute la ville. On retiendra plus spécifiquement les mises en lumières du designer Dennis Parren et du Studio Glithero au Musée de la Mine.

Et enfin, le designer Japonais Yuri Suzuki marque également l’évènement, avec une exposition en périphérie de la ville au sein de l’église Saint Pierre imaginée par Le Corbusier.

On pourra sans hésitation dire que cette biennale 2015 est un très «beau» rendez vous pour le design contemporain, dont la gargantuesque programmation est à découvrir intégralement ici.

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