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SUNDAY’S STREET ART #12 : EDUARDO KOBRA

De Sao Paulo à Athènes, de Los Angeles à Lyon, de Londres à Moscou, de New York à la Playa del Carmen… Ses travaux ornent les murs des plus grandes mégalopoles du monde. De visages connus à des thèmes plus engagés, l’art d’Eduardo Kobra ne laisse personne insensible. Qui se cache donc derrière ces immenses fresques ?

Eduardo Kobra nait en 1976 dans la ville brésilienne de Sao Paulo. Sa relation d’amour avec le dessin se manifeste très tôt, après que sa mère lui ait offert un carnet vierge et des crayons de couleurs. Dès lors, le dessin prend une place inestimable dans la vie du jeune artiste.  L’école l’intéresse peu et le jeune Eduardo délaisse assez souvent ses camarades de classe pour errer dans les rues de Sao Paulo. Il a 15 ans lorsqu’il découvre à l’art du graffiti grâce à la culture hip-hop florissante. Breakdancer, graffeur, Eduardo Kobra est intéressé par toute forme d’expression artistique. Ses débuts de graffeur lui valent de nombreuses arrestations qui mettent en péril son avenir.

Après avoir ouvert son atelier en 1995, Kobra s’intéresse plus rigoureusement à l’histoire de l’art et à ses grands prédécesseurs. Diego Rivera, Jean-Michel Basquiat, Keith Haring, Gustav Klimt… Eduardo trouve chez ces grandes figures de l’art du XXème siècle inspiration et modèles à suivre. Quand il ne rend pas hommage aux grandes personnalités du siècle dernier, le muraliste recouvre les rues d’images anciennes mythiques qui ont fait l’Histoire. Ce n’est qu’après sa rencontre avec Mario – un architecte avec qui il va travailler pendant près de 15 ans – qu’Eduardo trouve et peaufine son style personnel. Grâce à Mario, Eduardo apprend à transformer les images, à les modifier et à la représenter tel qu’il les voit.

Aujourd’hui facilement reconnaissable, l’art d’Eduardo Kobra se caractérise par des couleurs vives et des formes géométriques mais surtout par cette représentation en trois dimensions. Ce sont principalement sa série de portraits monumentaux, qu’il appelle les Muros da memoria, qui font sa renommée.  Des politiciens comme Nelson Mandela ou Abraham Lincoln. Des rappeurs comme Notorious B.I.G ou Tupac. Des artistes comme Andy Warhol ou Basquiat. Des scientifiques comme Albert Einstein. Eduardo Kobra fait revivre sur les murs du monde entier les personnalités qui ont marqué l’Histoire. Sur ses fresques, le muraliste brésilien n’hésite pas non plus à aborder les différents problèmes sociaux qui touchent le monde, en particulier le Brésil, tels que l’éducation, la santé ou la sécurité.

« La réinterprétation des personnalités emblématiques qui ont combattu pour la paix , une réflexion sur les moyens d’améliorer la vie et le monde dans lequel nous vivons par la promotion de la paix », c’est ainsi qu’Eduardo Kobra définit son travail. Par son art du rue, le muraliste prône la liberté, la paix et la vie en communauté. Eduardo Kobra compte aujourd’hui 28 années de carrière, durant lesquelles il a affirmé et réaffirmé son statut de pionnier du street art brésilien. 

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