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Bramsito « C’est important pour moi de parler aux jeunes de ma génération »

Un peu plus d’un an après s’être présenté au public, Bramsito revient avec LOSA, son deuxième album studio qui regroupe des feats avec Niska, Naza, ou encore Naps.

Chanteur et compositeur d’originae congolaise, Bramsito ou Bryan Massamba de son vrai nom s’est fait découvrir en 2016 par le biais d’une vidéo sur Facebook. Relayé et soutenu par les plus grands, Bramsito rejoint rapidement le label 7Corp de Booba avec qui il va sortir son premier album : Prémices. Un disque porté par de nombreux singles fort, mais surtout par « Sale Mood », le tube qu’il partage avec B2O et qui s’est hissé tout en haut des classements quelques mois après sa sortie. Un peu plus d’un an après s’être présenté au public, le chanteur revient cette année avec LOSA, son deuxième album aux collaborations surprenantes : Naps, Timal, Leto, Niska et Naza.

J’ai lu que tu as commencé la musique très jeune avec l’apprentissage du piano dès tes 7 ans et la composition dès l’âge de 14 ans. Avec quels artistes as-tu grandi ? Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire de la musique ? 

Il y a beaucoup d’artistes qui m’ont inspiré, notamment dû à ce que mes parents écoutaient. Ils écoutaient beaucoup de musique de chez moi, donc je peux citer Taburo… le père de Youssoupha, mais il y a aussi Jean-Jacques Goldman, ma soeur l’écoutait beaucoup. Ensuite c’est mon frère qui m’a un peu mis dans la musique, il m’avait donné un logiciel pour composer et du coup je m’y suis mis grâce à ça. 

Initialement, tu étais donc compositeur. Qu’est-ce qui t’a donné envie de chanter et de te lancer dans ton propre projet musical ? 

J’ai tout appris tout seul oui. Sur les réseaux je commençais à mettre des vidéos où je chantais et où je disais n’importe quoi et les gens m’ont dit ’t’as une belle voix, essaye de faire un truc sérieux et peut-être que ça va prendre’. Donc j’ai suivi les conseils des gens qui me suivaient et j’ai commencé à me mettre sérieusement dans le son. 

Avant de rentrer dans le vif du sujet, à savoir ton deuxième album, je voulais savoir comment tu as vécu le succès fou de ton tube ‘Sale Mood’ que tu partages avec Booba ? Est-ce que tu t’attendais à ce qu’il explose autant ? 

Il sonnait bien, mais c’est vrai qu’aujourd’hui il a fait beaucoup de vues et un gros score. Je m’attendais à ce qu’il tourne bien, mais peut-être pas autant…

D’ailleurs, un autre titre qui fait du bruit, c’est Criminel avec Niska que tu viens de révéler. T’es content des retours que tu as sur le titre ? Tu t’y attendais cette fois ? 

Celui-là c’est pareil, il tourne bien et le son sonnait déjà grave bien à la base. Puis je l’ai envoyé à Niska et il a posé et ça a donné ce résultat. On a des amis en commun vraiment proches, du coup on s’est parlés sur Insta. On trouvait pas de son au début, puis il m’a dit qu’il voulait poser sur un trap-zouk, comme Sale Mood et Habiba. J’avais Criminel qui traînait, du coup je lui ai envoyé et il a kiffé.

Est-ce que tu penses qu’il y a une recette précise pour faire des tubes ? Beaucoup cherchent à en faire, peu y arrivent vraiment… 

 Je pense que ouais, il y a une recette. Le sujet c’est souvent de mélanger la femme, parler d’argent, parler de la ‘street’ un peu et surtout la puissance c’est le pré-refrain et le refrain. C’est pour ça que dans mes plus gros hits, c’est les pré-refrains qui ressortent le mieux et le refrain fait la différence. Après la compo c’est aléatoire, mais souvent pour faire un bon gros hit il faut vraiment se concentrer sur ces pré-refrains et ces refrains, parce que c’est ce que les gens retiennent. 

L’introduction du projet annonce la couleur avec des sujets importants abordés tels que les violences policières, le racisme, la discrimination ou la pauvreté : l’injustice de manière plus générale. C’était important pour toi d’évoquer ça en musique ? 

C’était important pour moi de surtout parler aux jeunes de ma génération. Un jour on avait parlé d’avoir un titre qui parle à tous les jeunes, du coup je me suis lancé dessus directement le lendemain et j’ai fait un son qui parle de tout ce qui touche les jeunes, pour moi il est bien réussi. C’est un beau piano voix, je pense que j’ai tout dit dans le morceau et qu’il va toucher du monde. Même si parfois j’aime bien ambiancer avec mes titres, j’aime bien montrer aussi qu’il y a pas que ça et qu’il se passe vraiment des choses, c’est important de le dire. 

Qu’est-ce qui t’a inspiré pour la production de ce second album ? En matière de sonorités comme de textes 

Tout a été fait au feeling en vrai. Sur ce projet je n’ai pas beaucoup composé vu que j’ai vraiment voulu qu’il y ait une autre sonorité pour qu’il ne ressemble pas au premier. Du coup ouais pour le choix des prods ça s’est vraiment fait au feeling, même si j’ai aidé pour la composition de certains titres. Au début ça faisait bizarre de déléguer, mais après j’ai compris que ça me permet de sortir de mon univers et c’est bien. Du coup on retrouve beaucoup de co-compositions sur le projet, bien sûr il y a moi, il y a aussi Drama State, Seisei, 2def, Samy Even, Marty 4K et je pense que c’est tout. 

Comment tu as fait la rencontre de Booba et comment t’es-tu rapproché du label 7Corp pour monter ton propre label ? 

J’aime bien comment ils développent leurs artistes, et c’est une chance de pouvoir travailler étroitement avec Booba, qui s’occupe du label. Il peut booster ta carrière et c’est quelqu’un qui a beaucoup d’expérience, il connaît bien la musique. 

Il avait d’ailleurs eu un regard sur ton premier album, est-ce que tu lui a demandé son avis pour celui-là aussi ? 

Oui je continue de lui envoyer des sons, il me donne son avis, parfois il aime bien, parfois il aime pas. Il reste objectif, à des moments il me dit que lui n’aime pas, que c’est pas sa came, mais que ça peut plaire. Moi si j’ai un coup de coeur de toute façon je vais le laisser. 

Beaucoup de featurings sur le projets, pourtant aucun ne se ressemble. C’était le but ? 

Ouais c’était le but. On voulait varier dans les featurings. Naza c’est quand même un featuring festif, forcément (rires). Leto, on est partis sur un truc assez cainf’ et on a kiffé au studio. Avec Naps j’ai voulu rentrer dans son univers et faire un mélange avec le mien. Et puis avec Timal on est partis sur un sujet vraiment spécial parce que c’est une lettre : j’envoie une lettre à Timal et il me répond. On a vraiment voulu partir sur quelque chose d’intéressant et je suis content du résultat. 

Il y a un morceau que tu préfères ou sur lequel tu places le plus d’espoir ? 

Il y en a peut-être trois ou quatre : Manana j’aime bien, Jeunesse oubliée, Los Angeles et j’ai un coup de coeur pour Mi Corazon avec Naps. 

Je voulais justement te parler Los Angeles, parce que la prod change vraiment de ce que tu proposes d’habitude !

Ouais pour Los Angeles, c’était un délire que je voulais faire sur le premier déjà et j’avais pas eu le temps. Donc voilà on est partis sur un truc assez anglophone, c’est de la rétro funk, un truc UK dans le genre. C’est un test, ça passe ou ça casse : soit le son marche et les gens le kiffent, soit ils passent à côté. On va dire que c’est le plus risque de l’album, faut se faire plaisir de temps en temps ! (rires)

Avec Prémices tu t’es présenté au public, quel est l’objectif avec ce second projet ? 

Passer un cap et pourquoi pas décrocher le petit disque d’or, histoire de le mettre dans le salon et de rendre fier les parents !

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