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Interview d’Aloïse Sauvage pour TRENDS : « J’ai envie de montrer aux gens que tout est possible »

Actrice, danseuse, et circassienne, à seulement 25 ans, Aloïse Sauvage est une artiste à la créativité affirmée. Un an après s’être lancée dans la musique, la jeune femme a marqué la scène musicale française avec 4 titres et une prestation remarquable sur la stage des Trans Musicales, qui lui auront valu tous les suffrages. Aloïse sort désormais son premier EP, JIMY, un concentré de sonorités hip-hop et pop qu’elle sublime avec un flow rap assumé.
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 TRENDS : Salut Aloïse, c’est la première fois qu’on a le plaisir de te recevoir sur Trends, on se retrouve à l’occasion de la sortie de ton EP JIMY, tu as multiplié la sortie de morceaux depuis que tu t’es lancée dans la musique, et là c’est ton premier vrai projet musical, on est à moins de 20 jours de la sortie quels mots décrirais le mieux ton état d’esprit là maintenant tout de suite ?

Aloïse Sauvage : Euh… j’utiliserais le mot, impatiente… Ouais tout simplement, j’ai hâte de le partager, qu’il vive, et que ça me permette ensuite d’aller en concert, et surtout de prolonger le plaisir donc de créer d’autres chansons et de continuer. Mais j’ai hâte ouais c’est vrai que c’est le premier vrai projet parce-que auparavant j’ai juste sorti 3 chansons un peu autonomes quoi, donc c’est particulier ça va exister en cd, en vinyle donc y’a un coté première fois, naissance publique quoi donc c’est excitant.

Sur ton Instagram, quand tu annonces la sortie de JIMY, tu dis que lorsqu’il verrai le monde tes fans pourront l’adopter, tu parles même d’une baby shower que tu fêtes avec la sortie d’un premier extrait, c’est un peu comme si tu allais mettre au monde ton propre bébé finalement ?

Bah en fait c’est drôle parce-que j’avais pas prévu de personnifier un peu JIMY qui est le titre de mon EP, mais du coup c’est venu comme ça quand j’ai fait un post effectivement pour annoncer la sortie et bah… Ouais un projet c’est un peu comme un bébé, parce-que tu le sors et puis après il est pour toi à vie donc il faut que tu t’en occupes, enfin il existe en tout cas il vit même de ses propres ailes. Il « t’appartient », bon après c’est différent pour un bébé, mais en tout cas c’est quelque chose qui sort de moi donc c’est assez intime. Et puis je le vois vraiment un peu comme une naissance musicale, ça fait qu’un an et demi, donc c’est vrai que j’ai sortie 3 chansons mais voilà toute seule, un peu sur les plateformes comme on peut tous faire maintenant et là j’ai l’impression que c’est la première naissance officielle en fait, c’est ça qui change un peu.

Tu vois les choses se concrétiser et se matérialiser un petit peu plus, est-ce que tu as des appréhensions ?

Étrangement pas trop. Je suis dans une ambiance assez sereine, alors ce qui est assez paradoxal avec mon état nerveux de base (rires). Non en fait si tu veux, je l’ai fait l’EP, je veux dire je suis passée par des émotions pas facile, je l’ai écrit j’ai eu des timing serrés et puis on a réussit il est là en fait, il est presque entre vos mais, déjà entre les miennes parce-que je l’ai enregistré, mixer, masterisé, et du coup je suis sereine parce-que  je  suis allée au bout de mon objectif à moi, le premier après yen a pleins d’autres qui arrivent, et du coup j’ai envie en fait parce-que aussi je  suis dans une ville à 1000 à l’heure de profiter un peu de cet état-là, donc avant qu’il sorte il appartient encore un peu qu’à moi. Après, j’appréhende bien sur, j’appréhende que ça plaise pas, j’appréhende les retours s’il y en a des négatifs. J’appréhende aussi parce-que je deviens un peu plus visible.

Ça te fait peur cette exposition médiatique ?

Oui et non en fait, ça me fait peur oui parce-que c’est pas ce que je recherche, c’est-à-dire que c’est un facteur de ce que je fais, moi je dis souvent ça je suis très utopiste avec mon art enfin j’ai vraiment des convictions et puis même des sensations que j’essaie d’écouter comme quand j’écris de manière instinctive c’est assez spontanée en fait, je suis quelqu’un d’assez organique dans mon fonctionnement finalement, même si je suis très cérébralement compliquée, et que j’intellectualise beaucoup, j’essaie de me protéger de ça en faisant l’inverse donc en étant très libre, en étant très premier jet tout ça. Et ouais la visibilité c’est un aspect qui peut donner envie à un endroit, on est tous petits on a envie d’être une star, et puis même moins petits on a envie d’être reconnus pour ce qu’on fait mais quand tu le côtoies un peu soit de manière personnelle à une petite échelle, ou parce-que moi forcément via le cinéma et la musique j’ai des amis qui sont dans ce milieu-la et qui ont des notoriétés énormes et du coup ce sont mes amis dans la vie et moi je vois comment ça agit sur eux, comment ils doivent s’adapter presque maintenant à la société pour vivre, ça c’est un peu angoissant quand même. Après voilà moi j’en suis encore à une petite échelle, je sais même pas ce qu’il adviendra de moi mais c’est sûr que du coup je suis dans un moment plus serein. Bon après je dis ça mais regarde tu viens d’arriver je suis à la recherche d’un musicien perdu, on joue dans deux semaines tu vois (rires), tout est question de timing.

Tu peux faire une annonce (rires)

J’espère qu’on va trouver d’ici-là le troisième mousquetaire.

Tu parlais justement de ton expérience dans le cinéma, c’est un milieu que tu as énormément fréquenté, est-ce que tu peux nous dire ce que tu faisais avant d’entrer dans le monde de la musique, et quelles sont tes ambitions maintenant ? 

Ce que je faisais avant c’est la même chose que je fais aujourd’hui, sauf que la chanson a pris une place et qu’avant j’écrivais plutôt des petits textes et puis je les avais jamais vraiment mis en chansons. Et puis ça fait deux ans que voilà, enfin à l’automne dernier que j’ai partagé mon premier clip Youtube sur fb, les réseaux, et puis il y a eu un espèce d’engouement professionnel surtout  parce-que je pourrais pas dire que j’ai encore un public à proprement parlé,  et voilà il y a eu un engouement médiatique et professionnel parce-que en effet il y a eu la sortie de 120 battements par minute dans lequel j’ai un rôle et puis j’étais dans des pièces de crique contemporains qui tournaient beaucoup. Donc tout ça combiné fait qu’il y avait une curiosité à mon égard quoi. Mais si je peux t’expliquer vite fait mon parcours en tout cas c’est une enfance et une adolescence très chargées en activités extrascolaires, enfin en passions quoi, donc de la musique, des pratiques instrumentales variées, du breakdance, du hip-hop à fond, de l’écriture slam, rap, puis aussi une évolution en banlieue qui m’a amené un métissage de pleins de trucs dans ce que j’écoutais, ce que je vivais, qui je côtoyais, ouais une ouverture d’esprit et de corps. Et puis après cette adolescence, j’ai choisi de suivre un peu mes rêves et donc d’emprunter la voie de l’artistique. J’suis passée par le cirque contemporain parce-que c’était un espace que j’ai connu très tard, et dans lequel je me suis reconnu vu que c’était un espace possible pour moi pour tout faire, la danse, le théâtre, la musique, être sur scène, jouer tout ça. Donc j’ai fait du cirque contemporain, une école préparatoire puis une école supérieure. A la sortie de mon école supérieure l’académie Fratellini, j’ai fait du cinéma et puis j’ai rencontré mon agent qui m’a permis d’accéder aux castings et de rentrer dans ce circuit la dans  lequel je suis toujours, donc c’était il y a 4 ans où j’ai fait ma première série sur Arte et puis après mon premier film « Mal de pierre » de Nicole Garcia puis après « 101 battements par minute », et la « Les fauves » qui est sorti avec Lili Rose Depp dans lequel j’ai tournée. Voilà petit à petit l’oiseau fait son nid dans ce milieu là aussi parallèlement à mon activité d’interprète dans des spectacles de cirque et de danse, et puis parallèlement maintenant à la musique depuis un an et demi. Voilà si je devais faire un résumé en essayant d’être la plus brève possible.

A travers quel domaine tu arrives à exprimer tes émotions de la façon la plus véritable finalement ?

C’est une bonne question ! A exprimer mes émotions ? Bah maintenant que je côtoie la chanson peut-être la chanson par le biais de l’écriture, la danse aussi c’est un bon catalyseur de tout ce qu’il y a en moi mais c’est vrai que l’ écriture il y a quelque chose de très jouissif à cracher de mots comme ça qui sont parfois plus explicites en fait pour celui qui les reçoit, parce-que on parle le même langage. La danse c’est un langage du corps et c’est langage presque plus personnel plus intime, mais il faudrait que je te donne mes codes, mais tu peux ressentir je crois ce que j’exprime à travers ma danse. Le cinéma c’est autre chose puisque je me déguise je me transforme pour être quelqu’un d’autre, c’est plus pour faire ressortir des émotions certes, mais des émotions que j’ai connues ou que j’aimerais connaitre. En tout cas le cinéma me permet de mieux me connaître aussi parce-que je me mets plus en danger c’est différent, c’est une émotion que je mets en jeu mais voilà par exemple je vais être dans une scène très très triste je vais tout appeler à moi pour que je sois dans cette émotion là mais c’est une émotion finalement que je fabrique même à partir de matériaux ou de souvenir  vraiment vécus mais c’est pas exactement le même travail que la chanson ou la danse. 

Ces expériences, ces skills que tu as acquis dans le domaine du cinéma, de la danse est-ce que tu arrives à les mêler à la musique aujourd’hui ?

Bah moi je dirais oui totalement parce-que en fait sur scène donc quand je suis en concert, que je chante c’est-à-dire que bien sur c’est une facette de ma personnalité, donc peut être que Aloïse Sauvage va devenir un personnage en musique tu vois que je le veuille ou non, même si moi je revendique pas forcément de personnage parce-que j’essaie d’être mille personnages ou mille moi tu vois mais forcément je danse sur scène, forcément je joue, en tout cas je suis spontanée dans mon rapport au public parce-que je sais jouer, parce-que je suis comédienne que j’ai pas peur de ça. Mais c’est finalement ma personnalité, ce que je suis, j’ai accumulé plein de savoirs, pleins de skills et après sur scène je les oublie ça mais ce qu’il en ressort c’est comme de l’improvisation donc quand je danse ouais il y a des mouvements qui sont propres à moi que je connais qui vont ressortir forcément quand je vais faire un passage dansé forcément que j’ai peut-être un savoir faire que d’autres n’ont pas mais néanmoins. Je me l’autorise davantage parce-que je suis passée par ces domaines là et puis mon but c’est de tout rassembler donc si sur scène je peux arriver dans les années à venir à créer un vrai show ou il y a tout que ça soit de la vidéo de la danse de la chanson, bah banco tu vois finalement.

Et qu’est-ce qui t’a attirée dans la musique ?

Moi déjà j’écoute vachement de musique, je kiffe ça, après ce qui m’a amené vers la musique c’est vraiment mes mots moi, j’aime à le rappeler parce-que c’est la vérité moi j’écoutais beaucoup de rap à l’époque, puis voilà je faisais pleins de petits monologues rappés/slamés, bon à l’époque c’était plus des monologues de 10 minutes en rimes, genre sur  du Yann Tiersen, du Ludovic Einaudi, tu vois quoi  les B.O de films un peu tragi-mélancolique, et après ça s’est transformé plus en rap mais donc c’est vraiment mes mots j’ adore écrire en fait, j’adore scander-rapper et donc j’avais envie d’en faire des chansons quoi, c’est venu comme ça.

Aujourd’hui toi tu te qualifies de chanteuse mais on te qualifie aussi de rappeuse, tu as une façon de chanter qui te rapproche assez du rap, qu’est-ce que tu choisi au final ?

Eh franchement mets ce que tu veux quoi . Moi j’ai du mal, j’ai du mal avec les qualificatifs, les définitions, tu vois j’ai du mal, déjà de dire « je suis chanteuse, actrice, circassienne, danseuse » tu vois c’est un peu pompeux quoi. Voilà moi j’évolue dans l’artistique j’aime pleins de choses et j’essaie d’être la plus libre possible sur scène, moi j’ai pas de problème avec ça après j’suis chanteuse parce-que rappeuse c’est comme si j’avais pas le droit de chanter presque, or maintenant tous les rappeurs chantent donc je me dis pourquoi pas assumer direct d’être chanteuse comme ça je peux rapper et chanter. Je dis chanteuse aussi parce-que on le dit pour moi, parce-que moi si on me dit rappeuse ça me va, vraiment c’est ok tu vois. Après je dis chanteuse aussi parce-que pour moi ce que je fais c’est de la chanson parce-que en fait maintenant les barrières elle sont un peu maintenant, fin tu vois tout est tangible, j’écris d’une manière assez rappée mais je chante aussi, franchement tu sais quoi je fais de la musique et si on peut partir de cette base-là après ça suffit tu vois.

C’est vrai qu’on ressent beaucoup d’inspirations hip-hop dans tes chansons, qui t’a inspiré et qui t’inspire encore aujourd’hui comme artiste ?

Bah aujourd’hui à l’heure actuelle j’écoute beaucoup de choses, je suis génération Spotify fin c’est vrai le vendredi il y a les nouveautés qui sortent, évidemment vu que j’écoute beaucoup de rap français, et suis très curieuse même si j’aime pas j’écoute tout ce qui sort. Par exemple là j’ai « ma semaine », j’ai l’impression que toutes les semaines ça change là j’ai écouté Billy Eillish, j’écoute Magic Judy, Ninho, Jorja Smith, Flèche Love, Niska, Cléa Vincent, Hamza, Solange, Offset, Shay, c’est vraiment éclectique. Après forcément il y a une base qui est quand même très musique urbaine hip-hop, et ado j’écoutais vraiment beaucoup de rap, donc je suis passé par tout Diam’s, Disiz, Mc Solar, Oxmo, Kery James, Sniper, et j’écoute encore actuellement. Et j’aime bien aussi cette génération que nous sommes, fin si tu me considères comme une rappeuse alors oui les Lomepal, Orelsan, Roméo Elvis, j’aime quand il y a toujours cette recherche d’écriture mais il y a un flow plus chantonné plus libre. Qui je pourrais citer encore ? En fait j’aime bien quand même quand il y a du texte, j’écoute les choses vraiment mélodiques, autotunée ou pas moi je suis ouverte à tout, mais j’ai du mal quand ça tourne en boucle  sur trois phrases.  Il y a Damso, ou même Shay en fait qui est dans un rap beaucoup plus assumé, comme un personnage, un peu plus provoc’ mais il y a quand même une écriture. Même si clairement j’aime bien les poésies, alors je pourrais te citer moins de rap, j’aime bien les beaux textes en fait, quand il y a une écriture j’aime, quand il y a pas de fond…

Comment tu écris toi ?

Comment je m’y prends ? C’est une bonne question… J’ai pas trop de méthode je t’avoue, j’écris un peu tout le temps surtout dans les moments justement où je suis en voyage dans le train dans le métro, tu vois j’ouvre mes notes de mon téléphone j’ai potentiellement peut être 5 chansons en devenir, après j’accumule des notes et après je fonctionne vachement maintenant mais c’est nouveau, avec cet EP, le beatmaker avec qui j’ai travaillé, enfin les deux producteurs avec qui j’ai bossé du coup je me suis faite vachement influencer par leur musique, leurs couleurs et j’ai trouvé bah voilà les mélodies et les toplines qui venaient vocalement donc forcément ça a influencé mon écriture donc j’ai pas trop de méthodes mais ce que je sais c’est que j’écris tout le temps et j’accumule, soit pour en faire des chansons sur une thématique donc broder, et accumuler un peu des punchlines, soit être en mode « crachat émotionnel » et donc pas trop réfléchir en termes lyrique quoi, mais en termes plutôt de sensations, d’intentions, après j’ai forcément une écriture qui est la mienne, mes allitérations, mes jeux de mots que je contrôle pas tu vois.

Et les thèmes que tu abordes dans tes chansons généralement ça va être l’amour, la confiance en soi, la liberté, ce sont des thèmes qui te concernent, c’est assez introspectif quand même ce que tu fais ?

Totalement. Les thèmes que tu viens de citer c’est totalement ça, j’y peux rien d’en parler parce-que ça me touche et que ça me traverse, évidemment l’amour c’est universel. Là l’EP parle beaucoup d’amour que ça soit joyeux ou douloureux, et voilà j’aime à parler d’amour parce-que c’est ce qui nous constitue tous, c’est ce qu’on recherche tous fin tu vois c’es totalement universel. Après oui la liberté, la confiance en soi en tout cas l’acceptation de soi, émancipation, c’est des sujets, dans mes parcours, dans les choix que j’ai fait, dans les interviews que j’ai données, c’est des thèmes qui me sont propres qui me touchent donc j’ai envie de revendiquer ça pour que ceux qui m’écoutent, les jeunes, puissent être ce qu’ils veulent, puissent croire que tout est faisable et que c’est ok quoi.

Comment toi tu arrives à être aussi persévérante et optimiste à propos de tes rêves ?

Je sais pas… C’est que quand t’as une passion, je vis pour ça quoi, je suis quelqu’un de très très très sensible et j’ai l’impression que ces moyens d’expressions me permettent de vivre en fait, peut-être que sinon j’aurais des difficultés plus à appréhender la vie, et ses complexités, ses problématiques, et de passer par le prisme de l’art me permet à un endroit de me sentir vivante, de me sentir peut être au fur et à mesure à ma place, et c’est pas évident ça, et m’exprimer aussi. Et quand tu goûtes à ça, à l’expression de soi, tu ne peux plus t’en défaire, tu as envie et puis après oui j’accorde une grande importance à l’art, pour ce que ça provoque chez les gens, pour ce que ça permet de faire, de rencontrer, voilà après je ne sauve pas le monde mais de manière assez égocentrique, fin ego-centrée avec ce que je fais parce-que voilà c’est « moi, moi, moi », j’espère que ça peut toucher d’autres gens et leur permettre de vivre leur vie plus paisiblement je sais pas (rires), enfin c’est difficile d’expliquer pourquoi en tout cas c’est là en moi depuis que je suis petite, et même dans les moment où j’essaie d’en faire moins d’être plus calme, ça me rattrape parce-que c’est là moi ou je me sens vivante.

Ça serait quoi ton rêve aujourd’hui ?

Mon rêve aujourd’hui ? C’est une question assez pertinente et un peu compliquée, enfin j’ai du mal à  y répondre, en fait je pourrais dire faire ci, faire ça mais tu vois aujourd’hui c’est pas mon rêve, mon rêve en fait il est dans le réel, mon futur que je fantasme j’essaie d’en faire mon présent, j’essaie tous les  jours d’actionner des choses et de mettre en place des actes en fait, et j’ai des rêves en tête, mais tu sais quoi sans prétention aucune je vais les faire, et maintenant que j’ai mis un pieds dans ce que je voulais faire je vais continuer, je vais le faire, je le sais, quels que soient les moyens. Mais mon rêve finalement c’est plus de, parce-que j’ai compris ça, parce-que j’ai compris, voilà que j’apprends à mieux me connaitre et à comprendre cette vie qui est la mienne, que je provoque etc, mon rêve finalement ça serait de vivre sereinement avec ça, c’est-à-dire d’être ouais de chercher la paix, d’être en paix, tu vois, fin je vais la chercher toute ma vie je sais que c’est une fausse réponse mais mon rêve c’est d’être bien, dans mes baskets avec ceux que j’aime, et ceux qui voudront m’aimer.

Qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ? Trouver un musicien ?

(Rires) De trouver un musicien ça va se faire, ça tu sais quoi j’angoisse pas à l’idée. On peut me souhaiter pleins de choses, j’espère que cet EP il va voir du monde, il va plaire, mais plaire dans le bon sens, il va donner envie aux gens de m’écouter, de me découvrir, et donc ce qu’on peut me souhaiter c’est que ça dure tu vois, évidemment. Je te dis ça parce-que pour l’instant j’ai la chance de pouvoir faire un peu ce que je veux, donc j’ai envie que ça dure, j’ai envie de faire des films, des grands films, j’ai envie de faire de la musique, j’ai envie de faire de la putain de bonne musique, j’ai envie de faire pleins d’albums, j’ai envie de danser, de créer des spectacles, j’ai envie de montrer aux gens que tout est possible et de permettre aux gens qui m’écoutent de faire ce dont ils ont envie de faire. Du moment qu’ils le font avec passion, ferveur et persévérance, le monde ira mieux je crois.

Propos recueillis par Anaïs Merad

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