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Johnny Jane : « Je fais de la musique tous les jours parce que j’en ai besoin »

Sorti le 27 mars, le premier EP de Johnny nous présente l’artiste au grand jour, lui et ses troubles. Il se confie d’ailleurs en interview pour TRENDS.

Sorti à la fin du mois de mars, l’EP « Au pire c’est rien » de Johnny Jane nous initie dans un monde intimiste et authentique, où le jeune homme de 21 ans seulement explore sa jeunesse et son vécu dans un spleen envoûtant et déconcertant. Une musique qui a du sens et qui présente à merveille ce nouveau personnage unique de la musique urbaine. A l’occasion de la sortie de son tout premier EP, l’artiste a accepté de répondre à quelques questions pour TRENDS.

Quand as-tu commencé la musique ? A quel moment tu as décidé de te professionnaliser ? 

J’ai commencé la musique quand j’avais six ans, par une initiation aux percussions au conservatoire. J’y ai appris plusieurs instruments, mais principalement le piano. J’y suis resté presque 10 ans, puis j’ai continué tout seul après. J’ai commencé à composer mes propres chansons en 2016, et suite à des échecs j’ai compris que je voulais en faire mon métier il y a deux ans. Alors j’ai travaillé à fond sur mon projet afin qu’il soit le plus professionnel possible.

Quelle place occupe la musique pour toi aujourd’hui ? C’est un refuge, une passion ? 

Je crois que c’est les deux. Je fais tous les jours de la musique parce que j’en ai besoin. Le piano, c’est ma passion depuis tout petit. Et chanter c’est ce qui me permet d’être le plus moi-même, donc un peu d’exister. 

On sent beaucoup d’introspection dans ton écriture. Dans quelle mesure l’écriture est libératrice pour toi ?

 Ca me fait un bien fou d’écrire. C’est souvent des choses que je n’arrive à dire à personne, donc des choses très intimes. Parfois je m’adresse à quelqu’un, parfois je décris des émotions, parfois je raconte (de mon point de vue) une histoire que j’ai vécu.

De quoi t’inspires-tu pour écrire ?

 La plupart du temps de mes émotions, suite à une situation précise. Ca peut aussi être de mon quotidien et de ce que je vois tout les jours. Par exemple j’ai fait un texte qui est une lettre adressée à quelqu’un. En ce moment j’écris beaucoup sur le désir, la passion et le manque.

D’où te viennent tes inspirations musicales ? Il y-a-t-il des artistes qui t’ont marqué plus que d’autres ? 

Il y a beaucoup de choses. J’aime bien m’inspirer des harmonies classiques, des guitares rock, des basses trap, des synthés des années 80 ect… J’essaye de mélanger plusieurs genres. J’ai été frappé par la force des textes de Brel et Barbara quand j’étais jeune, puis par les sonorités de Gainsbourg. Après les artistes que j’écoute changent très souvent !

D’ailleurs, tes inspirations ne viennent que du rap français ? Ou d’autres genres ?

J’ai écouté pas mal de rap français, mais aujourd’hui un peu moins. Je retourne plus aux classiques de la chanson et j’essaye de découvrir des nouveaux genres.

D’où tiens-tu ton blase ? Qu’est-ce qu’il signifie et que dit-il sur ton personnage ?

 Il vient du film « Je t’aime moi non plus » de Gainsbourg dans lequel Jane Birkin incarne un personnage androgyne qui se nomme Johnny. Suite à ça, Gainsbourg à écrit pour Jane « La ballade de Johnny Jane ». C’est une des mes chansons préférée que mon père jouait au piano quand j’étais petit. Ce nom a donc un grand sens pour moi. Et puis, j’ai l’impression que ça me donne une sorte de double personnalité : le coté « Johnny » fait référence à une icône virile du rock, tandis que « Jane » symbolise plus une forme de fragilité. 

Tu es très authentique, parfois cru, mais surtout vrai dans tes textes. Tu parles de choses et moments du quotidien. C’est important pour toi de relater tes propres expériences, tes propres ressentis dans ta musique ? 

C’est important mais c’est surtout que je serais incapable d’écrire sur ce que je ne connais pas. Il y a des périodes où je n’ai rien à écrire et je ne m’y force pas, et d’autres où j’en ai besoin. J’essaye d’écrire des chansons fortes et intimes, et je pense que pour ça il faut avoir vécu seul des moments forts.

‘Au pire c’est rien’, on peut donner plusieurs interprétations à ce titre. Quelle est ton interprétation de ce titre ? 

C’est vrai qu’il y en a plusieurs, mais je crois que c’est pour me rassurer et donner de la légèreté au projet. Dans les textes je me livre beaucoup et je sais que ce n’est pas le style de musique qui plait le plus actuellement, donc j’avais peur de le sortir. Vraiment peur que ça ne marche pas, qu’on me juge ect… Alors je me suis demandé si j’étais sûr de moi, et du pourquoi j’avais fait ce projet, pourquoi je voulais le sortir et non pas le garder pour moi. Et au final je l’ai sorti, en me disant « au pire c’est rien ».

Quelle est la visée de ce premier EP ? As-tu des objectifs ? 

Je n’ai pas vraiment d’objectif, je l’ai sorti de la façon la plus professionnelle possible, je l’ai joué sur scène devant ma famille et mes amis… Pour l’instant je suis super content des retours.

crédit photo : Carl Amiard

Tu aimerais faire de la scène après le confinement ?

Oui, énormément. J’ai déjà fait quelques concerts et j’en garde de supers souvenirs. Pour moi, c’est dur de monter sur scène. Mais je trouve que c’est de loin les meilleurs moments quand on fait de la musique.

Qu’est-ce que l’on peut te souhaiter pour cette année ?

D’aller au bout de mon prochain projet, et de le faire encore mieux.

Interview rédigée par Romane Dvl.

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