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Walk in Paris réunit sa famille dans une vidéo ultra créative, interview de Gary, fondateur de la marque

Pour la première fois, Walk in Paris réunit toute sa famille et ses ami(e)s autour de l’idée d’une Rue comme entité qui les connecte les uns aux autres. Il en ressort un film – manifeste, The Walk, pour que les mots prononcés par Sopico résonnent sur les pavés de Paris et embarquent le monde dans une ballade collective, celle de demain, celle qui nous rassemble. Pour l’occasion Gary, un des créateurs de Walk in Paris a répondu à quelques questions pour Trends periodical.

Trends periodical : Salut Gary, comment ça va?

Gary : Ça va merci et toi?

TP : Super, Bravo pour ton projet walk in paris, comment t’est venue l’idée de tourner cette vidéo ?

C’était la rencontre avec Aube Perrie, le réalisateur de The Walk, qui a donné naissance au projet. Tout est venu naturellement en discutant ensemble de notre vision de Walk, de la rue, de nos sources d’inspirations et de nos idéaux.

TP : Quel est le message que vous avez voulu faire passer ?

Dans la vidéo, on a fait le choix de n’habiller personne avec notre marque, pour montrer que Walk in paris c’était au-delà des vêtements.
C’est le rassemblement d’une foule de personnes passionnantes, lumineuses et talentueuses, réunie pour une déclaration d’amour à la Rue, la vraie, celle de notre réalité à nous. Dans le contexte actuel, avec la vision vraiment moche de la Rue qui est partout dans l’actualité du moment, une vision très éloignée de la notre, on est heureux d’envoyer un message positif et fiers de voir tous nos amis réunis pour délivrer ce message. Le film est bourré de détails et revisite notre histoire, notre vision et vient surtout rendre hommage à cette Rue et à ces gens qui nous ont inspirés. C’est une invitation au respect, à l’échange, à la réunion et à la création. Cette partie création est très importante à nos yeux car la rue de Paris/Banlieue, c’est un carrefour de toutes les cultures et des plus grands talents. C’est un carrefour de personnalités belles et uniques. C’est un message de solidarité, de partage, c’est la représentation de notre entourage, sans distinction de genre ou de style.


TP : Comment avez-vous choisi les figurants de la vidéo ?

Dans la foule, dans les portraits, ce sont nos amis et la famille. Ce sont des gens que l’on côtoie, qui soutiennent la marque avant tout, et depuis le début. Par exemple Mister V , il y a quatre ans, quand on a créé la marque, il était présent pour notre tout premier shooting.

TP : Et pour Sopico ?

Sopico aussi c’est un pote à nous, on a souvent travaillé avec lui. On l’a habillé, il nous a représenté dans ses clips. On ne voulait pas d’une voix lue, aseptisée, et on s’est naturellement tournés vers Sopico car il a une belle plume et une belle voix, c’etait parfait pour ce genre d’exercice.

TP : Du coup, votre marque est aussi un label ?

Oui un peu, il y a beaucoup de gens qui nous supportent, même si on est deux à proprement parlé à gérer la marque, on peut voir ça comme un collectif, depuis le début c’est une aventure familiale.

TP : Le premier plan de la vidéo c’est une grand-mère chic habillée à la Gucci et un renoi qui l’aide, pourquoi avoir choisi ce premier plan ?

Ça représente notre Paris, c’est un contraste entre les générations, les origines, les horizons et les personnalités. C’est notre réalité. Nous c’est ce que l’on remarque, tu as beau venir d’une cité, d’un pavillon, être un bobo ou plein aux as, la rue est un carrefour où l’on peut tous se rejoindre et se connecter les uns aux autres. Peut importe d’où tu viens tant que ta démarche est sincère.

TP : Avant il y avait un grand clivage entre la banlieue et Paris, et aujourd’hui la mode s’inspire de la banlieue, dans ses shootings pour des looks books ou campagnes et dans ses collections, à ton avis pourquoi ce renversement de tendance ?

Oui je suis d’accord, avec Léo on vient du 94. Je pense que ça a changé, quand on vient de banlieue on a un regard différent sur Paris et je pense que les gens se sont intéressés à ça. Nous on va chercher ce qu’il y a de mieux dans Paris on le ramène en banlieue et on prend ce qu’il y a de mieux en banlieue et on le ramène à Paris.
Dans la vidéo il y a énormément de banlieusards comme nous, par exemple la 75e session le collectif de Sopico qui vient du 93.
Il n’y a plus de barrières entre la banlieue et Paris. Je pense que c’est dépassé. Pour nous ça l’est. Ce qui était avant considéré comme des vêtements de zonards est devenu aujourd’hui une tendance mode que tu peux retrouver dans les défilés de haute couture.


TP : Qu’est-ce qu’on peut vous souhaiter pour la suite ?

De la réussite, et réussir de par notre parcours. Donner de la force à la jeunesse, s’il y a un rêve à réaliser c’est faisable! Je souhaite également remercier Sopico et Aube Perrie qui a réalisé la vidéo.

Vous pouvez suivre l’actualité de Walk in Paris sur leur page instagram @walkinpaname

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