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7 films de mode à voir au moins une fois dans sa vie

La mode et le cinéma partagent de nombreux traits communs. Le culte du visuel, la quête d’une esthétique, l’obsession du détail et la volonté d’exalter, d’émouvoir, de toucher. Pourtant, si les deux univers se sont souvent rencontrés, pour affirmer l’identité d’un personnage ou inspirer les silhouettes d’une collection, relativement rares sont les fois où la mode a occupé le rôle central sur grand écran.

Cependant, l’intérêt du 7ème art pour le milieu de la mode a parfois donné lieu à de véritables pépites, sachant aussi bien capter l’essence de la création que détourner les codes (et les clichés) de l’industrie de façon jubilatoire. Grands classiques, blockbusters ou œuvres plus confidentielles, focus sur 7 films de mode iconiques, à ajouter sans faute à sa watchlist de streaming, en vo, ou vosfr, c’est selon.

 

Funny Face (1957)

Symbole d’élégance et icône intemporelle, la seule présence d’Audrey Hepburn au générique d’un film suffit à asseoir sa légitimité mode. Mais dans le cas de Funny Face, réalisé par Stanley Donen, tous les éléments sont réunis pour ériger l’œuvre au panthéon des fashion movies.

Le synopsis d’abord : l’histoire de Jo (Audrey Hepburn), une petite libraire de Greenwich Village propulsée au rang d’égérie mode, et sa rencontre avec le photographe Dick Avery (Fred Astaire), dont le personnage est inspiré par Richard Avedon. Le lieu ensuite : Paris, capitale éternelle de la mode.

Enfin, l’incroyable duo formé par la costumière Edith Head et le couturier Hubert de Givenchy, qui signa pour le film quelques unes des robes les plus iconiques de l’histoire du cinéma…

 

 

Qui êtes-vous Polly Maggoo ? (1966)

À la croisée des genres entre documentaire, satire et comédie, Qui êtes-vous Polly Maggoo fait office de véritable OVNI du grand écran, et mérite définitivement sa place dans ce palmarès. Œuvre de l’inclassable William Klein, photographe attitré du Vogue de 1955 à 1965, le film suit les aventures du mannequin Polly Maggoo (Dorothy Mac Gowan), qui fait l’objet d’un reportage télévisé réalisé par Grégoire Pecque (Jean Rochefort).

Inspiré des expériences de Klein au cours de ses années Vogue, le film livre une vision à la fois drôle et acide de l’univers de la mode, mais aussi du monde de la culture bourgeoise et ses faux-semblants. On le regarde aussi bien pour son esthétique léchée que pour son humour grinçant, ses dialogues aiguisés et, derrière la satire, sa caution mode indiscutable.

 

Mahogany (1975)

 

À la mesure d’un Show Girls ou d’un Lolita Malgré Moi, Mahogany est de ces films qui se dégustent en plaisirs coupables. Plutôt faiblarde du point de vue cinématographique, l’œuvre tire son épingle du jeu grâce à un potentiel glamour irréfutable. Car derrière un scénario farfelu (l’ascension d’une jeune afro-américaine en mannequin puis styliste à succès et ses déboires amoureux avec différents personnages bien stéréotypés) rayonne une Diana Ross plus iconique que jamais, qui endosse (sans surprise), le rôle de diva à la perfection.

Petit bonus : la chanteuse, qui a étudié le design de mode durant ses jeunes années, fut aussi la costumière du film, pour lequel elle aurait créé une cinquantaine de tenues… Une anecdote qui propulse immédiatement Mahogany au rang des films de mode mythiques.

 

Prêt-à-Porter (1994)

 

Dans la catégorie des fashion movies, difficile de faire plus flamboyant et plus clownesque que Prêt-à-Porter. Largement vilipendé par les insiders de l’industrie à sa sortie, le long-métrage de Robert Altman s’impose malgré tout comme une pépite absolue. Tourné en direct de la fashion week parisienne SS94, le film cristallise, d’une part, toute l’effervescence et la créativité de la mode des années 90, et s’attache, d’autre part, à en dépeindre les nombreux travers.

S’il ne brille pas pour son intrigue (plusieurs histoires qui s’entrecroisent sur fond d’enquête pour meurtre), le film s’illustre grâce à son casting cinq étoiles : Kim Basinger, Julia Roberts, Sophia Loren, Marcello Mastroianni, Lauren Baccall, ou encore Jean Rochefort, sans compter les apparitions de Sonia Rykiel, Claudia Schiffer, Jean-Paul Gaultier, Naomi Campbell, Thierry Mugler ou Christian Lacroix dans leur propre rôle.

 

 

Le Diable s’habille en Prada (2006)

 

Impensable d’établir une liste des films de mode cultes sans mentionner Le Diable s’habille en Prada. Rapidement élevée au rang de masterpiece, cette comédie jouissive adaptée du roman de Lauren Weisberger continue de faire l’unanimité parmi les modeuses du monde entier (même 12 ans après sa sortie).

La recette de son succès ? Un casting à tomber (Meryl Streep, Anne Hathaway, Emily Blunt, Stanley Tucci, etc), un synopsis léger mais bien ficelé, mais surtout, des tenues ultra-pointues, qui vaudront à Patricia Field (la styliste derrière les outfits légendaires de Sex & The City) l’Oscar de la meilleure création de costumes. Meryl Streep raflera quant à elle l’Oscar de la meilleure actrice pour son interprétation d’une Miranda Priestly aussi glaciale que souveraine, calquée sur la personne d’Anna Wintour qui pour l’anecdote, se présentera à la première du film entièrement habillée en Prada…

 

 

Coco avant Chanel (2008)

 

Si la créatrice légendaire avait fait l’objet de nombreuses biographies, peu de cinéastes s’étaient attelés à traduire la vie de Coco Chanel sur grand écran. En 2009, la réalisatrice et scénariste Anne Fontaine se prête pourtant à l’exercice, qu’elle réussit avec brio. Coco avant Chanel dépeint avec délicatesse les jeunes années de Gabrielle, celles qui forgeront Chanel. Les premières années à l’orphelinat, l’apprentissage de la couture, l’ambition infaillible et sans concessions pour parvenir au sommet.

On y retrouve une Audrey Tautou vulnérable mais puissante, enfin débarrassée du spectre d’Amélie Poulain, tandis que Benoit Poelvoorde incarne avec justesse Etienne Balsant, l’amant et protecteur de Chanel. Un joli film à voir et à revoir pour comprendre l’histoire et l’héritage de la maison au double C.

 

Yves Saint Laurent (2014)


S’il est un couturier dont la vie et l’oeuvre méritaient d’être adaptées à l’écran, c’est bien Yves Saint Laurent. À tel point qu’en 2014, le créateur fera finalement l’objet de deux biopics, sortis à quelques mois d’intervalle, et respectivement signés Jalil Lespert et Bertrand Bonello. La version de Lespert, que nous avons choisi d’intégrer dans ce classement, se penche sur le processus de création d’Yves Saint Laurent, ainsi que sur la relation professionnelle et intime qui le liait à Pierre Bergé.

Le réalisateur dresse un portrait à la fois intense et plein de sensibilité du couturier, incarné par un Pierre Niney dont la performance sera récompensée d’un César et d’un Globe de Cristal. Un film validé par Pierre Bergé lui-même, qui a accepté de mettre à disposition de l’équipe des créations originales et croquis inédits, issus des archives de la maison.

 

Article rédigé par Mathilda Panigada

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