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Kendall Jenner craque dans Love et s’attire les foudres de 99% de l’industrie de la mode

Kendall Jenner aurait elle livrée l’interview de trop ? C’est en tout cas l’avis de 99% des mannequins de la planète, en rage contre la it girl, après la publication d’une interview pour Love dans laquelle la modèle critique et snobe ouvertement les conditions de travail de la quasi totalité du métier … oubliant avec une facilité déconcertante son parcours, et le chemin par lequel elle a connu le succès.

Publié il y a trois jours sur le compte Instagram de Love Magazine, une fraction de l’interview montre les états d’âme de Kendall, qui explique que depuis le début de sa carrière, elle a « toujours été très sélective quant aux shows sur lesquels elle défile », insistant – et c’est là que le bas blesse – de manière outrancière si l’on croit certains des plus grands mannequins du globe : « Je n’ai jamais été l’une de ces filles qui vont faire 30 shows par saison, ou quelque soit les choses que ces filles foutent. »

 

« Je n’ai jamais été l’une de ces filles qui vont faire 30 shows par saison, ou quelque soit les choses que ces filles foutent. »

« Depuis le début, nous avons été très sélectifs sur ce que je ferais. Je n’ai jamais été une de ces filles qui feraient 30 shows par saison ou quel que soit les choses que ces filles foutent. Plus de puissance pour eux. Mais j’ai eu un million d’emplois, pas seulement des podiums mais tout le reste. Additionnés, tous ces jobs étaient très accablants et j’ai commencé à paniquer un peu et à prendre du recul », explique la jeune femme de 22 ans, admettant qu’elle « était au bord d’une dépression mentale ».

 

Une citation reprise en ce 21 aout par une grande partie des grands mannequins mondiaux, Xavier Serrano en tête, qui écrivait en story Instagram pour ses presques 700k abonnés « C’est le commentaire le plus irrespectueux qu’il m’ait été donné de lire au sujet des autres mannequins dans l’industrie. » L’effet boule de neige n’a pas tardé puisque des mannequins moins exposés se sont emparés de l’affaire, à commencer par Emma Stern Nielsen qui s’étonne, toujours en story « Wow … Reste humble ! 99% de toutes les filles arrivent dans cette industrie comme des nobody, et doivent se battre très fort pour être remarquées. J’ai l’impression que quelqu’un a perdu le sens des réalités. Peut être que l’industrie devrait commencer à apprécier le travail et le professionnalisme plutôt que les grands noms et le nombre d’abonnés sur Instagram. »

En commentaire du post de Love Magazine, c’est l’hécatombe : Jac Monika Jagaciak Jankic, modèle aus 622k abonnés s’offusque, « Ca m’énerve tellement … tellement irrespectueux pour littéralement 99% des personnes de cette industrie – oui, ils doivent travailler ! S’il te plait, reste connectée à la réalité ! » Et Vita Sidorkina-Morabito (828k) de surenchérir « Peut être que « Ces filles » ont besoin de payer leurs factures, c’est pour ca qu’elles font 30 shows ? J’ai pas les mots … »

 

« Ces filles » dont tu parles sont les meilleurs modèles de l’histoire

Le débat va plus loin quand les amateurs de mode de tous horizons donnent leur opinion, en rappelant que parmi « ces filles » qui ont enchainé les catwalks, se trouvent les plus grands mannequins de l’histoire de la mode. Une lectrice du compte de Love, @Candidromee , s’exclame : « Ces filles » dont tu parles étaient et sont toujours les meilleures mannequins que l’industrie n’ait jamais connue. « Ces filles » incluent des femmes comme Gisele, Karolina, Tyra, Naomi, Adri, Ale, et bien d’autres femmes a qui tu aimerais ressembler. Les vraies supermodel vont faire 30 shows pour montrer à toute le monde qu’elles méritent leur titre de supermodel. Parce que contrairement à toi elles n’ont jamais eu le privilège de pouvoir décliner un job. Elles ont d’abord du se frayer un chemin vers le top niveau, ce qui veut dire avoir fait des tas de jobs.

 

Deux mots : Direct booking !

Difficile en effet de nuancer les propos de Kendall qui visait sans doute les top modèles qui continuent à courir les runways malgré leur statuts. Mais, née dans L’incroyable Famille Kardashian, une TV réalité retracant le parcours quotidien d’une famille devenue la famille la plus célèbre du monde – la sienne – Kendall n’a sans doute jamais vraiment eu à vivre la longue ascension pour devenir super modèle.

« Deux mots : DIRECT BOOKING. A t elle déjà été dans un casting ouvert ? A t elle été dans une agence à 13 ans et envoyée à Singapour ou Tokyo pour vivre dans un appartement de models avec 10 autres filles dans la même chambre ? Laisse moi te parler de stress et d’anxiété. Si tu veux vraiment quelque chose, parfois, tu dois souffrir pour ca. Souffrir nous rend humains. »

@zandreapenn sur @thelovemagazine

 

It girl parmi les it girls, elle n’a sans doute pas eu à courir les castings pour devenir celle qu’elle est aujourd’hui, là où 99,9% des mannequins, photographes, moa et autres métiers de la mode ont souvent dû batailler. L’acharnement des internautes n’est pas rare – quelque soit le sujet – et Kendall peut ici constituer une cible facile, pour des propos sortis d’une longue interview. Là où les choses changent, c’est que des mannequins désormais célèbres s’offusquent eux aussi, car conscients de leurs efforts pour être ceux qu’ils sont aujourd’hui, et de ce que peut vouloir dire un « mental breakdown ».

Laissons leur le droit d’être surpris.

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