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Il s’appelle Octavian, retenez son nom

Son nom ne vous parle peut-être pas encore, mais il risque bien de faire beaucoup de bruit dans les prochaines années. Octavian, aka Olivier Godji, est en effet l’un des nouveaux espoirs du rap anglais, déjà soutenu par certains des plus grands de l’industrie. Adepte d’un rap alternatif composé de dancehall, de grime et d’une bonne dose d’authotune, celui qui aime ne rien faire comme les autres a d’ailleurs sorti cette année « SPACEMAN », sa toute nouvelle mixtape.

Un parcours difficile et une détermination sans faille

Résident de Londres depuis son plus jeune âge, Octavian est aujourd’hui âgé de 22 ans et pourtant, il possède déjà un vécu difficile. Né à Lille, fruit d’un père angolais décédé alors qu’il n’avait que trois ans et d’une mère britannique, le jeune homme n’a jamais supporté quelconque figure d’autorité, amené donc à affronter différentes épreuves durant sa jeunesse. A 15 ans, il est d’ailleurs renvoyé en France chez un oncle alcoolique et violent, après que sa mère, dépassée, n’ait pas trouvé d’autres solutions pour le remettre sur pieds. Une période encore compliquée à assumer, supportant et rendant les coups de ce dernier quotidiennement. De retour à Londres, il intègre une prestigieuse école d’arts du spectacle ayant vu naître de nombreux gros noms de la scène artistique (la BRIT School), avant de se faire de nouveau virer et de se retrouver à la rue.

C’est pourtant au plus profond du trou noir qu’il réussit à trouver de la lumière dans la musique, accompagné par son meilleur ami et par son fidèle Essie Gang, composé de différents travailleurs dans l’audiovisuel. Fréquentant les évènements et la scène locale de South East London, le jeune homme va vite se trouver une place sur la scène underground et sortir ses deux premiers EPs : « 22 » et « Essie World », comportant le hit « Party Here ». Un titre qui résonne encore dans les oreilles de toute sa fanbase grandissante.

Octavian, artiste polyvalent et débrouillard

La défiance et le rejet de l’autorité auront poussé le franco-britannique à se débrouiller par ses propres moyens, jusqu’à atteindre une certaine forme de réussite et de reconnaissance de la part du monde entier. Grâce à sa musique, le jeune rookie s’est déjà fait repérer par le fondateur d’OVO Sound et interprète de « God’s Plan » lui-même : Drake. Ce dernier postait, l’année passée, une vidéo sur son compte Instagram en train d’écouter le fameux « Party Here », juste avant avoir été filmé en train de chantonner le son aux Golden Globes. Fidèle à lui-même, lors d’une interview accordée à Pitchwork, Octavian affirmait « ne rien attendre de plus » de la part de Drizzy, ses vidéos prouvant déjà que « tout est possible ». Que demander de plus que le soutien de l’un des artistes les plus bankable du monde ?

 

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LOOK EVERYONE ITS TWO 🐐 ‘s ⚔️

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Ce n’est pas seulement pour sa musique qu’il est d’ailleurs reconnu. Grand, fin, un visage
atypique et un style remarquable : Octavian est désormais prisé par certains des plus grands
créateurs de mode mondiaux. Virgil Abloh, qui présentait cette année sa première collection pour
la maison Louis Vuitton, s’est entouré du rappeur (aux côtés d’A$AP Nast et Kid Cudi, entre
autres) pour son premier défilé avec l’enseigne à Paris. Un superbe accomplissement et la
naissance d’une belle amitié entre le jeune homme et le designer.

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@louisvuitton @virgilabloh 💕

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Adulé par la critique américaine et anglaise, mis en avant par de célèbres entités telles que le FADER et Pitchwork, l’artiste se démarque en mélangeant différents genres musicaux au sein même de ses productions, influencé par différents événements et moments marquant de sa propre vie. Entouré par une équipe solide et loyale, le chemin semble être désormais tout tracé pour celui qui sortait son premier album composé de 14 morceaux le 10 septembre dernier.

Discret, distant et solitaire, mais pourtant introspectif, Octavian semble incarner dans sa vie de tous les jours le personnage qu’il dégage dans son rap.

Après avoir collaboré avec Suspect sur son nouveau projet, Sam Wise avec « 100 Degrees », et même Mura Masa sur le réussi « Move Me », l’homme à la technique de flow impressionnante et innovante prouve également que son art n’a pas de frontière et qu’il pourrait s’allier au rap français à l’avenir. Un rapprochement avec Hamza est d’ailleurs observable sur Instagram en ce moment.

Un featuring prometteur en préparation ?

 

Article rédigé par Romane Duval

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