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Dot by Dot – de l’art, du skate et la team SUPRA !

Ça s’est passé jeudi dernier et c’était l’événement skate à ne pas manquer! Comme nous vous l’avions annoncé, le Dot by Dot sponsorisé par SUPRA, mettait à l’honneur la culture skate, mêlant art et professionnels du milieu, et nous y sommes allées faire un petit tour!

La Dot by Dot, c’était donc la soirée sympa où vous pouviez déguster votre petite bière estampillée « Hanger Darwin » accompagnée d’un hot-dog ou autres grillades, tout en contemplant Lucien Clarke ou Oscar Candon exécuter quelques tricks sur les rampes, ouvertes à tous. Un réel moment de convivialité rythmé par les sets efficaces du collectif Abstract Crafts.

C’est dans cette ambiance qu’Apolline et moi avons pu poser quelques questions à Oscar Candon, dernière recrue de la team SUPRA et à Paul Porteix, l’artiste de la soirée.

Alors Oscar, content d’être ici au Hangar Darwin? Carrément, c’est un endroit de dingue, j’y étais venu il y a 2 ans mais ça a vraiment changé, c’est super! Puis ce genre d’événements me permet de rencontrer de nouvelles personnes, revoir des personnes que je n’ai pas vues depuis longtemps!

Peux-tu te présenter en quelques mots? Je m’appelle Oscar Candon, j’ai 22 ans, célibataire, je suis skateur et je passe mon temps à voyager pour ma passion!

Comment es-tu rentré dans l’équipe SUPRA? Ça faisait un moment que j’étais reconnu en France, j’avais un autre sponsor et puis j’ai rencontré Vaughan Baker, mon manager, qui m’a proposé de venir chez SUPRA et du coup j’ai foncé. C’était y’a deux ans et je ne regrette pas du tout de faire partie de leur équipe. C’est une marque très internationale et je me sens vraiment intégré.

Comment SUPRA a-t-il influencé la culture Skate d’aujourd’hui? C’est une marque avec une grosse influence. Leur force c’est surtout leurs skateurs, américains entre autres, qui sont pour certains de vraies légendes!

Comment et où as-tu commencé le skate? J’étais aux Etats-Unis à ce moment là, j’avais à peu près 10 ans et j’étais chez un pote à moi qui avait un skate. J’ai essayé de faire le « ollie », et au premier essai j’ai réussi! Alors je me suis dit qu’il y avait certainement quelque chose à faire et je lui ai emprunté sa planche, que je n’ai toujours pas rendu d’ailleurs! Et depuis j’ai jamais quitté mon skate…

Comment tu définis ton style? Le skate a-t-il beaucoup joué sur ton style de vie et ta personnalité? En ce qui concerne mon style de vie, je pense qu’il faut réussir à apprécier les choses simples. Avec le skate, t’es souvent en voyage à droite à gauche, un peu comme un nomade, et du coup à partir du moment où t’as quelque chose d’à peu près confortable sur lequel dormir, il faut l’apprécier. Et ça, le skate me l’a appris.

Ces dernières années, on a assisté à l’explosion du style « skate » dans la culture mondiale, qu’en penses-tu? Je pense que les personnes qui n’ont jamais été dans le milieu du skate ne devraient pas y toucher. Ouvrir un magazine de mode et voir un mec en costard avec un skate, je trouve ça bizarre. Certaines marques ne devraient pas être affiliées au skate et quand je dis ça, je pense à certaines boissons énergisantes par exemple… Même si elles permettent de financer beaucoup d’événements, je ne trouve pas ça sain. Seules les personnes réellement attachées au skate devraient pouvoir faire partie des projets!

Ce que j’aime chez SUPRA, c’est que ce sont des skateurs qui gèrent la marque, ils savent de quoi ils parlent et ils sont passionnés et malgré les autres projets qu’ils entreprennent, le skate reste la priorité.

Parmi tous les endroits où tu as skaté, lequel as-tu préféré? J’ai pas vraiment d’endroit préféré, mais si je devais dire le lieu le plus insolite ce serait Detroit et l’Éthiopie où je suis allé en Janvier.

Et celui où tu aimerais skater? J’aimerais bien faire New-York, ça devrait se faire l’année prochaine!

Quel est ton rêve le plus fou? Mon rêve le plus fou, ce serait de ne jamais être blessé. Dans le skate, t’as tendance à te blesser 1 à 2 fois par an.

Quels sont tes projets pour la suite? Avec SUPRA, on commence une vidéo qui inclut plusieurs destinations… Il va y avoir la Californie en Janvier et d’autres destinations en Europe, ça va être un beau projet !

Sinon, tu penses quoi de l’exposition de ce soir? Les dessins sont vraiment cools, j’ai vu mon portrait aussi! C’est la première fois que quelqu’un se donne du mal à me dessiner donc du coup c’est cool !

Si tu n’étais pas skateur tu ferais quoi dans la vie? Question pas évidente… Je me suis déjà posé la question lorsque je m’étais blessé deux fois de suite, avec presque 1 an sans skate ! Et au final, c’est impossible d’imaginer la vie autrement. Je suis menuiser à la base, mais quand j’y repense, je ne m’y verrais pas du tout ! Du coup, on va dire que j’ai de la chance que ça marche pour moi, sinon il aurait vraiment fallu trouver une solution… J’irais peut-être vivre en Suède dans ma maison familiale et pécher au bord du lac!

Merci pour ton temps et kiffe bien la soirée !

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Après avoir interviewé Oscar qui, sachez-le, est un grand amateur de bière, nous avons posé quelques questions à Paul Porteix, l’artiste derrière cet événement…

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Alors Paul, comment tu te sens avant cette soirée ? Ecoute, plutôt bien ! Un petit peu stressé ce qui est normal. Mais après dans l’ensemble je suis hyper content de l’investissement de mon staff et tout ce qui va autour, le soutien de SUPRA, etc.

Peux-tu te présenter ? Qui es-tu, que fais-tu, d’où viens-tu ? Je m’appelle Paul Porteix, je vais avoir 28 ans le 6 novembre. Je suis graphiste de formation et je suis responsable de magasin dans la personnalisation de t-shirts sur Bordeaux. A côté de ça, je fais du skate, j’ai quelques sponsors qui me suivent : Jart pour les planches de skate, Picture Organic Clothing pour les fringues et SUPRA pour les shoes.

En général, qu’est-ce que tu penses de l’influence de SUPRA sur la culture skate d’aujourd’hui ? Ce qui est bien avec SUPRA c’est qu’ils ont réussi à se renouveler. Ils ont biensûr axé au maximum sur le skate mais ils ont une partie lifestyle. Donc ils arrivent à mêler plusieurs milieux, là du dessin et du skate. Ils ont aussi sponsorisé Lil Wayne, Musca qui est également dans l’art. A la base SUPRA est déjà multiculturel dans l’esprit glisse.

On va parler de toi un peu. Quand et où as-tu commencé le skate ? J’ai commencé en Picardie, à côté de Compiègne à 16 ans, donc ça fait plus de dix ans déjà ! J’ai fait du roller, du BMX pour me tester. Y a ce côté gamin quand tu ne sais pas trop ce que tu veux et que tu essaies pleins de choses, mais j’étais plus jeune encore. Et au bout d’un moment, mes potes de la région qui formaient le crew Dixi Five m’ont initié au skate. Et depuis j’ai jamais lâché! Et j’en fais toutes les semaines, on va dire 5 jours par semaine. C’est passionnel, tu vis la chose vraiment.

Penses-tu que le skate a joué sur ton style de vie et ta personnalité ? Complètement! Après l’univers skate est quand même un univers assez fermé, malgré qu’il s’ouvre un peu à la mode, je pense à de grosses marques qui commencent à utiliser l’univers du skate pour mettre en valeur leurs produits. Je ne trouve pas ça hyper top parce que ce qui est bien avec le skate, c’est son côté un peu fermé au final : la communauté skate. Ça nous différencie un peu d’autres personnes dans d’autres disciplines. Je pense que majoritairement, chaque discipline est un peu « sectaire ». Les gens se mélangent, y a pas de problème, on est hyper ouverts, mais y a quand même des petits clans, qu’on soit skateurs, qu’on fasse du roller, du BMX ou même du hip-hop. Ce sont des familles !

Tu parlais du monde de la mode, ça te dérange qu’on utilise le skate pour mettre en avant ses produits ? Ça ne me dérange pas mais je pense que ce n’est pas toujours utilisé à bon escient. Certaines choses ne sont pas indispensables. Je m’en fiche un peu en fait, mais ça fait partie de la continuité, heureusement qu’il y a ça aussi pour élargir l’avis des gens qui ne pratiquent pas le skate. Généralement, ce sport-là est un peu vu comme un sport d’immatures. Quand tu vois un mec comme moi de 27 ans sur sa planche, les gens se disent « c’est quelqu’un d’immature ». On garde l’esprit très enfantin! Pas le syndrome de Peter Pan mais pas loin, parce que, personnellement, j’ai peur de vieillir pour ne plus pouvoir skater comme je le fais là. Je pense que c’est une appréhension commune à chaque skateur! C’est frustrant de ne pas pouvoir skater jusqu’à je ne sais pas quel âge.

Dans ton style vestimentaire, quelle marque t’inspire au-delà de SUPRA ? J’aime bien Krew, Thomas, le retail marketing Europe, m’en a passé un peu comme c’est affilié avec SUPRA. Et à côté de ça, j’ai Picture Organic Clothing qui m’aide donc des fringues je n’en achète pas trop… Mais Krew j’affectionne, et SUPRA je kiff l’image qu’ils rendent. Et le type/team de skate est assez diversifié, il y a de tout, le gangster, le crasher, le mec un peu discret, et c’est ça que j’aime bien, une ouverture d’esprit chez SUPRA sur tout ce qui les entoure dans l’univers  du skate.

Quel est l’endroit le plus exceptionnel ou insolite où tu aies déjà skaté ?La Mecque du skate reste encore Barcelone. J’ai mes meilleurs souvenirs de skate là-bas !

Et si tu devais choisir un endroit là comme ça ? Berlin  Je pars à Berlin, direct. On m’a dit que c’était super cool pour skater.

C’est quoi ton rêve le plus fou ? Gagner beaucoup d’argent  (rires) Là pour l’instant, je commence à avoir une petite reconnaissance donc ça va me donner une force dans tout ce que je vais pouvoir entreprendre par la suite. Gagner en crédibilité aussi auprès des professionnels. Et effectivement, si j’ai une place à prendre chez SUPRA ce sera graphiste et après, dessinateur. Krew est aussi pas mal dans l’esprit dessin dans les t-shirts par exemple.

Tout ça, ça fait partie de tes projets donc ? Oui après mon prochain projet c’est de designer des shoes de skate. Là, je les ai reproduites mais je peux aussi créer, faut juste trouver le temps. Ça va venir. Et je pense le faire avec ma copine, Paula, qui a un bon œil sur la mode.Parce que quand tu regardes les chaussures SUPRA, c’est vrai qu’il y a un côté très féminin, dans les courbes notamment. Sur celles que j’ai par exemple, la chaîne en or, je suis sûr qu’il y a une nana derrière, une designeuse. Et donc j’ai envie de travailler avec ma copine pour qu’elle me donne, elle, son avis. En gros, faire un truc en commun ! Et si on peut en vivre, ce serait magnifique. Mais avant, je vais prendre une petite pause. Ça fait huit mois que je ne suis pas parti en vacances et là, je passe environ une centaine d’heures sur chaque dessin donc une petite pause s’impose, 2 ou 3 semaines.

Et sur l’expo de ce soir, qu’est-ce qui t’a motivé à faire ça ?C’est vraiment un défi personnel! J’ai voulu me prouver à moi-même que j’avais encore une patte. J’avais envie de revoir un peu mes bases en dessin « manuel », papier, puisque j’avais complètement arrêté pour me consacrer à l’ordi. Ça faisait quatre ans que je n’avais pas touché à un crayon ! Tu regarderas les dessins, entre le premier et le dernier, y a une évolution tellement improbable ! Mon point est de plus en plus fin. Mon envie c’était vraiment le partage, voir les gens heureux et contents. Le but de la soirée c’est la convivialité et le partage. Je sais que moi je ne vais pas passer la meilleure soirée du monde, parce que c’est la mienne mais je suis content de voir les autres s’amuser! Mais je serai plus focus sur le bon déroulement de la soirée.

Le skate et ton travail de graphiste, peux-tu dire que c’est un tout ?C’est clair que c’est lié! J’ai toujours rêvé allier mon travail à ma passion, chose que j’arrive à faire. Même si pour le moment je n’en vis pas encore. Step by step, on va y arriver ! L’une de mes grandes forces c’est que je ne reste pas sur mes échecs, j’ai toujours soif de progression. Optimiste mais réaliste! Avec SUPRA c’est bien mais je vise encore au-dessus, j’ai envie que mes portraits soient utilisés par les américains. C’est le projet final, même si c’est une expo, c’est de voir ces portraits- là officiellement chez SUPRA. Donc doucement mais sûrement.

Considères-tu le skate comme un art ? Complètement, le skate a un côté très artistique. C’est esthétique et le skateur va toujours essayer d’améliorer son style. Ça se travaille au fil des années et ça va devenir ta propre personnalité. Tu ne peux pas identifier le style du skateur par son skate mais par sa tenue sur son skate et sa technique, tu peux à peu près savoir qui il est. Certains sont de gros barrés et d’autres vont essayer d’utiliser leur cerveau et faire des trucs plus techniques. Le skate, tu le pratiques, tu le kiff et voilà, y a pas de limite.

Merci beaucoup Paul ! Enjoy ta soirée.

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On remercie une nouvelle fois toute l’équipe SUPRA pour ce super moment, ainsi qu’Oscar Candon et Paul Porteix!

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