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FREDZ - TRENDS

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Fredz : « J’ai enregistré un album durant le confinement »

Alors qu’il dévoile aujourd’hui le clip de son single ‘Attendre’, Fredz sortira sa seconde mixtape le 4 septembre. Interview.

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Découvert en 2019 avec son premier album ‘Pas d’épines, pas de roses’, conçu en 28 jours et dans lequel on retrouve sa petite soeur Lia et d’autres artistes conviés, Fredz nous vient tout droit du Québec et explore le rap depuis trois ans. Relayées par plusieurs pages rap, l’artiste a bénéficié d’une belle visibilité dès ses débuts et sort aujourd’hui le clip de son single ‘Attendre’. L’occasion idéale pour le rencontrer et lui poser quelques question.

TRENDS : Enchantée Fredz ! A quel moment as-tu mis ton premier pied dans la musique ?

Fredz : J’ai commencé il y a trois ans avec le beatmaking, je ne faisais que des instrumentales. Puis ensuite, après avoir constaté que plusieurs personnes voulaient poser sur mes instrus, je me suis dit que j’allais le faire. Du coup j’avais 17 ans quand j’ai commencé à rapper il y a un an et demi !

N’est-ce pas trop stressant à gérer lorsque l’on a seulement 18 ans ?  

A côté j’étudie la littérature et je travaille aussi dans un centre pour enfant, c’est sûr que c’est un peu compliqué, mais j’arrive à trouver du temps pour chaque chose. Chaque « loisir » a son horaire dans ma journée.

Comment tu t’es occupé durant le confinement ? Est-ce que ces quelques mois t’ont permis d’être productif ? 

Ca m’a vraiment permis de développer davantage la technique, mais en même temps je voyais tout le temps les mêmes décors, les mêmes choses, donc à un moment j’ai commencé à être à court d’idée. J’ai enregistré un album durant le confinement quand même, de toute façon moi je n’ai jamais enregistré en studio. J’ai toujours mon laptop, je fais tout tout seul donc je suis assez autonome à ce niveau là. 

Les freestyles sortis pendant le confinement t’ont-ils aussi permis de renforcer ta communauté ? 

C’est un peu comme ça que j’occupais mon temps libre, parce que j’en avais trop. Donc j’ai publié une vidéo par semaine pour voir comment ça allait marcher et pour agrandir mon auditoire sur les plateformes. Au début du confinement, j’avais trois/quatre mille abonnés et là j’en suis à environ 13 000 : ça a super bien marché. 

Comment as-tu vécu la sortie de ton premier projet l’année dernière et as-tu été satisfait des retours ? 

C’est sûr que dans ma tête, avant que je signe en maison de disques et que je sorte ce projet, la musique c’était juste un loisir et quelque chose que j’aimais faire, mais je me voyais pas en faire mon métier. Puis cet album a un peu fait le pont entre le loisir et le professionnel. C’était un essai, il y avait beaucoup de styles différents. C’était vraiment pour tester, voir ce que j’aimais faire et ce qui marche aussi en même temps. A ce niveau-là ça m’a beaucoup aidé, et on peut dire que c’est grâce à cet album que je fais ce que je fais aujourd’hui. Ca a été très bénéfique !

Aujourd’hui tu as donc trouvé ta vibe grâce à ce premier opus ? 

Je commence à la trouver de plus en plus, parce que le Fred qui est derrière tout ça il est pas vraiment dans la même vibe que le musicien. Ca a été compliqué à trouver, mais le premier single de 2020 Sara x Concassé m’a vraiment permis de savoir ce que j’aime faire !

Est-ce que tu es encore plus impatient en vue de la sortie de ton second projet ?

De loin, c’est plus. Parce que là on parle de beaucoup plus de travail. Si je ne me trompe pas, le premier album a été fait en 28 jours, assez rapidement, celui-là, ça a été durant tout le confinement. Je suis assez confiant, c’est une mixtape de présentation pour montrer qui je suis. Je m’attends pas à ce que ça pète des scores de fou, mais je m’attends à ce que les gens sachent qui je suis. Peut-être pas convaincre le public, mais un premier pas dans la présentation de qui je suis. 

Garder ton prénom pour ton blaze, c’est pour traduire l’authenticité de ta musique ? 

Je me suis nommé comme ça, parce que je suis pas quelqu’un qui m’invente des vies, des histoires. Je suis pas un personnage, avant tout, je voulais rester Fred, mais aussi ajouter une petite touche pour différencier l’homme du musicien. Donc il y a Fred, mais il y a autre chose représenté par le ‘Z’. Fred, c’est qui je suis, et le Z c’est la musique qui vient s’ajouter à ça. 

Est-ce toi qui a composé les prods de ton projet ? Le beatmaking, c’est quelque chose que tu continues de faire ? 

J’ai composé les prods de tous mes premiers projets, à partir de ma signature j’ai un peu ralenti sur la production d’instrumentales. Pour quelqu’un qui avait tout le temps tout géré, au début c’était un peu la panique. On sait pas qui arrive de l’autre côté, mais on s’y fait vite et quand on est entouré de bonnes personnes ça permet d’être plus productif. En l’occurence ce sont des personnes hyper gentilles avec moi qui s’occupent très bien de moi, j’ai confiance en eux donc ça me va. 

Comment s’est faite la connexion avec le label E47 ?

C’est K-Maro le boss du label qui m’a écrit après un freestyle sur Instagram. Il m’a dit qu’il était de passage à Montréal et qu’on pouvait se rencontrer, donc j’y suis allé et c’est comme ça que j’ai rencontré toute l’équipe. Après ça, c’est allé super vite avant qu’on signe pour de vrai. 

D’ailleurs, je trouvais ça intéressant de discuter de prods avec toi, parce que j’ai remarqué que chacune de tes prods est toujours très élaborée, parfois plutôt dans une vibe RnB, quelques touches de rock, des instruments… Elles sortent toutes du lot. C’est important pour toi que chacune des prods se démarque et ne ressemble à aucune autre ? 

C’est important. Avant pour moi, les prods c’était la partie la plus importante, parce que je suis justement beatmaker à la base. Mais maintenant, comme je procède différemment, même si la prod n’est pas de moi et qu’elle n’est pas spécialement originale, je vais y ajouter ma touche. J’aime quand même quand mes prods sont complexes, originales et qu’elles ne se ressemblent pas. C’est important d’avoir le sens du détail et puis je peux te dire que les détails pendant le confinement, j’avais le temps de les observer… (rires)

Qu’est ce qui t’inspire pour l’écriture de tes textes ?

C’est vraiment mes relations je pense : amicales, amoureuses, familiales… Les gens sont la plus grande inspiration que je peux avoir autour de moi. J’écris de façon à ce que les émotions et l’énergie de la chanson prennent le dessus sur le reste. Donc forcément, la façon dont je me sens au moment où j’écris à un gros impact sur chaque morceau. 

Quels artistes ont pu t’inspirer et continuent de t’inspirer aujourd’hui ? 

En premier, je pense directement à Nekfeu, qui m’a beaucoup inspiré. C’est un artiste qui n’a jamais eu besoin de trop en faire, son authenticité a tout de suite marché. Roméo Elvis m’inspire aussi par la richesse et la diversité de son univers qui me touchent beaucoup. Sinon, en numéro 1 je pense surtout à Karim Ouellet, qui est un artiste chanteur canadien qui m’a inspiré au niveau des mélodies et de ce qu’il raconte.

D’ailleurs, tu as collaboré avec plusieurs artistes féminines dans tes précédentes sorties, j’ai notamment noté Insomnie avec Lia ou encore Rivière rouge avec Josy. Pourquoi s’associer avec ce genre de voix féminines ? 

Lia, c’est ma soeur. Et je pense que j’ai pas une voix très masculine, du coup je trouve que ça se complète bien avec du chant. Je fais du rap, mais c’est du rap très lent, donc ça se combine super bien. J’essaie de faire des feats masculins comme féminins, même si j’avoue que pour Pas d’épine pas de rose, c’était plutôt des collaborations avec des voix féminines… 

Pas mal de featurings sur ce précédent projet, est-ce qu’il y aura autant d’invités sur ta prochaine mixtape ? 

Je pense que la prochaine mixtape je vais être solo, parce que c’est un projet que j’ai fait pendant le confinement. Mais je pense que dans l’album qui va suivre ce projet et qui sortira en janvier, il y aura des featurings. Il y aura problablement plus de français et françaises d’ailleurs !

Finalement, sans discuter véritablement avec toi, on ne remarque pas ton accent canadien dans tes titres !

On l’entend pas du tout je pense. C’est un peu la question que tout le monde me pose… Mais en réalité c’est vraiment une habitude que j’ai prise, à la base c’était ni artistique ni commercial. C’est juste parce que j’aimais pas mon accent (rires), c’est aussi simple que ça. Et au fil du temps c’est un peu  devenu un accent international, ni québécois ni français, ce qui me permet aussi en bout de ligne de pouvoir avoir des contacts avec la France, parce que j’ai pas un accent super prononcé. 

Quel sera l’univers de cette nouvelle mixtape ? 

Très été ! Beaucoup de guitare, de yukulélé, sur la plage… (rires) Il y aura aussi certains contrastes, car il y aura des chansons très tristes aussi. Il n’y aura pas vraiment d’entre deux, ce sera soit très estival, très triste. 

Quand sortira-t-elle ? 

On était censés le sortir en juillet, mais finalement on a décidé d’attendre un peu et on a choisi le 4 septembre. 

Prévois-tu des scènes pour quand cela sera possible ? C’est quelque chose que tu as déjà fait ? 

De ouf ! Je m’ennuie beaucoup et j’ai pas eu l’occasion de beaucoup performer jusque-là. Mais je trépigne d’impatience de faire de la scène, la raison pour la quelle je fais de la musique c’est pour la faire devant du monde !

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