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Gianni interview - TRENDS

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Gianni : « Mon univers marche beaucoup avec les émotions »

Gianni fait le bilan dans sa nouvelle mixtape révélée le 17 avril et parle de son état d’esprit, son rapport à la musique et bien d’autres sujets avec TRENDS.

Gianni interview - TRENDS

Cultivant la mélancolie et la nostalgie dans chacun de ses textes, relatant la rue de façon poétique et apportant des sonorités bien propres à son identité musicale : Gianni poursuit son ascension avec la sortie de sa nouvelle mixtape, ’23 : Bilan de vie’. Un projet suivant sa mixtape ‘D.D.M 2’ ainsi que ‘Géhenne’, toutes deux sorties durant l’année 2019. Originaire de Romainville (93), celui qui s’est fait connaître avec ses freestyles d’une minute « Doses de moi », revient auprès de TRENDS sur son nouveau projet, son featuring avec Don Toliver et le chemin parcouru dans la musique depuis plus de trois ans maintenant aux côtés de l’écurie BlueSky.

TRENDS : Pour commencer l’interview, on aimerait te demander dans quel état d’esprit tu es, quelques jours avant la sortie de ta mixtape ?

Gianni : Je suis calme, très calme. En vrai de vrai, si on a travaillé pour, ça sert à rien de se mettre la pression. Le projet va sortir, ça va être vraiment « ce que je sais faire », ma vie à moi et à ceux qui m’entourent, donc il n’y a pas de raison de stresser en vrai. Par rapport au premier projet, celui là c’est plus pour confirmer l’essai : je rentre vraiment dans le bain.

Tu es assez explicite sur ton quotidien et celui de tes proches dans tes sons, tu as aussi dit que la musique ne faisait pas partie de tes objectifs il y a quelques années. Malgré ça, tu es très productif et très doué dans ton art, comment tu t’es tourné vers la musique ?

J’ai fait mon premier son en 2016, même si il n’est sorti qu’en 2017. C’est vraiment début 2018 que j’ai commencé à donner un peu plus d’importance à la musique. Et c’est aussi ma rencontre avec l’équipe de BlueSky qui m’a poussé à me professionnaliser. C’est toujours les mêmes depuis le début et c’est bien parti pour que ça reste toujours les mêmes. Dans la vie, il faut être reconnaissant. Moi, j’avais pas forcément d’objectifs dans la musique. Je ne trouve pas que je sois particulièrement plus fort qu’un autre. Mais comme je l’ai déjà dit : quand tu bosses avec les bonnes personnes, elles essaient de développer ce qu’il y a de meilleur en toi.

Tu dis que tu n’es pas forcément plus fort qu’un autre artiste, mais une chose est sûre : ton univers se démarque majoritairement du reste. C’est déjà une victoire…

Ouais, c’est une victoire. Parce que pour moi, c’est important de rester soi même. Et après, personnellement moi je trouve que personne n’a d’univers qui se ressemble. On est des êtres humains, on a tous des histoires différentes, on réagit pas tous de la même manière, chacun a sa petite marque de fabrique. Mon univers à moi, il marche beaucoup avec les émotions en tout cas.

Es-tu toujours aussi mélancolique, meurtri et nostalgique comme tu pouvais l’être l’année dernière pour ton projet Géhenne ? Ou est-ce que le chemin s’est éclairci ?

On va dire que l’année dernière, on voyait à peine la lumière au bout du tunnel. Cette année, même si on voit pas encore la grande lumière, on commence un peu à voir ce qui se passe dehors. Donc ouais, ce projet il montre quand même que ça a avancé dans ma vie personnelle, des choses ont changé depuis le précédent et celui-là.

L’introspection est indissociable de ta musique (‘Dose de Moi’, ’23: Bilan de vie’, ‘Géhenne’, ndlr), l’écriture est-elle devenue une sorte de refuge pour toi ?

Bah oui, parce que ça aide. Il y a des choses que tu écris et que tu n’aurais pas dit aux gens. Quand t’écris, tu écris pour toi, tu te confies à toi-même. T’es aussi content, parce que tu sais que d’autres personnes l’écoutent et que ça peut leur donner de la force.

Pourquoi avoir choisi Larmes Noires comme premier extrait ?

Larmes noires, c’est tout un état d’esprit. C’est le chemin de vie qu’on prend à moment ou à un autre. Les larmes ne symbolisent pas forcément le fait de pleurer, mais la douleur. Le noir c’est pour l’obscurité, ce qu’on n’arrive pas à voir, ce qui n’est pas rassurant. Tu vois dans les films parfois il arrive une scène où le personnage est en peine et dans un état très revanchard, pour moi c’est ce que ce titre représente. Ce déclic que chacun a eu à une période de sa vie, malgré les difficultés, pour s’en sortir. C’est d’ailleurs ce que j’ai voulu apporter avec le clip, où je roule dans un désert. Tout ça symbolise le fait que même si le chemin est long, on va le prendre.

On a tous été agréablement surpris de te retrouver en featuring avec Don Toliver, nouvelle tête d’affiche du rap outre atlantique, signé auprès du label de Travis Scott (Cactus Jack Records). Vous vous retrouvez sur ‘De La Hoya’, seul featuring et pas des moindres… Tu peux nous en dire plus ?

En vrai, moi je ne le connaissais pas… J’avais déjà entendu sa voix dans un son, mais je savais pas qui c’était. On m’a parlé d’un mec qui était chaud et on nous a mis en relation. On hésitait entre Philip et De La Hoya pour lui proposer, mais je le voyais plus sur De La Hoya. J’aime bien ce qui est différent, ce qui est ‘nouveau’, donc ouais je suis content de ce featuring.

Quel son représente le mieux le projet et ce qu’il raconte selon de toi ? 

Je dirais Pénombre. C’est vraiment l’état d’esprit dans lequel j’étais quand je faisais la mixtape. Elle représente les questions que je me posais sur ma vie de tous les jours et aussi par rapport à la musique. Je pesais le pour et le contre des deux côtés. Je pense que Pénombre représente le mieux ce projet. 

Tu peux nous parler de la cover de ta mixtape « 23 : Bilan de vie » ? Qu’est-ce qu’elle représente ?

23 ans, c’est un âge qui marque une autre étape dans ma vie. La cover représente un anniversaire, avec chaque ballon qui rappelle les choses qui m’ont fait arriver là où j’en suis aujourd’hui. Et quand je dis ça, c’est pas en mode ‘je fais de la musique, je suis je sais pas quoi…’, c’est tout simplement qui je suis aujourd’hui dans la vie de tous les jours, en tant que personne. Tu repenses à tout ce qui s’est passé, c’est un bilan de vie, tu tires une conclusion et tu franchis une étape.

Pourquoi maintenant, à 23 ans ? 

Je suis pas d’ici. Quand tu pars et que t’as pas le recul nécessaire, tu fais pas les choses de la même ou de la bonne façon. Et quand je suis reparti la-bas (Au Congo, ndlr) pour faire le clip ‘Enfant du pays’, ça m’a giflé et ça m’a fait réfléchir. J’ai réfléchi à ce que j’aurais dû et pas dû faire entre mon départ et le moment où j’y suis retourné. J’ai essayé de répondre à plein de questions. Maintenant que j’ai eu certaines réponses, je peux aller de l’avant, je peux agir. 

’23: Bilan de vie’, la nouvelle mixtape de Gianni est disponible sur toutes les plateformes de streaming.

Interview rédigée par Romane Dvl.

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